Dans le cadre de la loi « Hôpital, patients, santé, territoires » de 2009 (dite HPST), les établissements hospitaliers de Longjumeau et d’Orsay se sont rapprochés au sein d’une communauté hospitalière de territoire (CHT) afin de mettre en œuvre une stratégie commune et de mutualiser certaines fonctions et activités. Le regroupement des services informatiques a donné lieu à un premier projet commun : la refonte du système de sauvegarde, préalable indispensable à la mise en place effective du dossier patient informatisé.

Le projet en bref

Au sein d’une même communauté hospitalière de territoire (CHT), les hôpitaux de Longjumeau et d’Orsay, dotés d’une direction commune, ont engagé depuis 2009 un rapprochement visant à mutualiser leurs moyens pour mieux servir les patients du territoire Nord-Essonne.

Les établissements

CHG de Longjumeau

  • 1 360 collaborateurs, dont 165 médecins, pharmaciens et internes
  • 565 lits et places sur 2 sites
  • Urgences : 50 000 passages/an

CH d’Orsay

  • 1000 collaborateurs dont 140 médecins
  • 434 lits et places sur 3 sites
  • Urgences : 35 000 passages/an

La problématique du projet

Remplacer deux systèmes de sauvegarde sur bande hétérogènes et vieillissants par une infrastructure de sauvegarde sur disque commune à deux établissements. L’objectif est de mieux protéger les applications critiques existantes et futures sans étendre les fenêtres de sauvegarde et en limitant la capacité nécessaire au stockage des sauvegardes.

Les technologies de sauvegarde sur bande utilisées par les deux établissements arrivaient en fin de cycle de vie et, outre l’allongement des fenêtres de sauvegarde, posaient des problèmes de stockage et d’externalisation des bandes. L’équipe informatique a rapidement envisagé de passer à une sauvegarde à 100% sur disque, mais souhaitait renforcer ce dispositif par une réplication croisée des sauvegardes entre les deux sites, distants d’une dizaine de kilomètres et déjà reliés par fibre optique. Cette clause figurait explicitement au cahier des charges de l’appel d’offre au terme duquel la solution EMC présentée par l’intégrateurAPX a été retenue.

Le choix d’une solution de sauvegarde et de déduplication Avamar
La solution déployée par les deux hôpitaux avec l’aide d’APX repose sur la technologie de sauvegarde dédupliquée EMC Avamar. Sur chaque site, une appliance de sauvegarde Avamar offrant 3 To de stockage utile reçoit les sauvegardes des serveurs du site (serveurs physiques UNIX/Windows/Linux, serveurs virtuels VMware et serveurs NAS). L’agent Avamar déduplique les sauvegardes à la source, ce qui signifie qu’après une première sauvegarde complète, seules les données modifiées et/ou nouvelles transitent sur le réseau et sont stockées sur le grid Avamar local. Grâce à cette déduplication, le volume des sauvegardes journalières des bases Oracle (applications de gestion et applications métiers) ne représente plus que 5 à 10% du volume des données initiale. Et ce chiffre peut tomber à moins de 1% sur certaines bases de données et à 1,3% pour les fichiers des systèmes NAS. Dans un deuxième temps, ces sauvegardes sont répliquées sur le grid Avamar de l’autre site en mode dédupliqué. Les données et fichiers critiques de chacun des deux établissements (1,8 To pour Longjumeau et 1,2 To pour Orsay) bénéficient ainsi d’une double sauvegarde complète dont l’une est de fait externalisée sur le site de l’autre établissement.

Des bénéfices élevées en matière de coûts et de performances
La réduction des volumes et des coûts opérationnels est le premier bénéfice enregistré suite à l’adoption de cette nouvelle architecture : avec une capacité de stockage de seulement 3 To, chaque établissement peut conserver en ligne 30 jours de sauvegarde ainsi qu’une sauvegarde mensuelle et une sauvegarde annuelle. Un autre bénéfice de la déduplication est que les sauvegardes sont beaucoup plus rapides et légères : elles ne saturent plus la bande passante réseau et n’affectent plus la performance des applications devant fonctionner en continu comme celles utilisées par le service des urgences. Avamar simplifie aussi l’ensemble du processus de protection des données : la protection d’un serveur ne requiert pas l’installation d’un agent spécifique, les sauvegardes sont déclenchées automatiquement, et l’interface d’administration permet de restaurer très rapidement puisque les fichiers de sauvegarde restent en ligne. Enfin, le logiciel fournit des alertes et des outils de reporting permettant de s’assurer en permanence du bon déroulement et de la qualité des sauvegardes.