VCE vBlock

Les plates-formes d'infrastructure pré-assemblées vBlock de VCE, permettent de déployer des solutions de cloud en un temps minimum.

En mars dernier, une étude conduite par le très sérieux Centre for Economics and Business Research (CEBR) de Londres, estimait qu’en adoptant les services cloud, les entreprises des cinq plus grandes puissances économiques européennes pourraient réaliser près de 763 milliards d’euros d’économies, tous secteurs confondus, soit, pour la France, 162,7 milliards d’euros de gain et près de 470 000 emplois créés.

Selon l’étude, le cloud et notamment son modèle de facturation à l’usage, se traduit par une réduction des dépenses en capital (Capex) et des dépenses d’exploitation (Opex), mais aussi par un retour sur investissement plus rapide et par la possibilité de redéployer les ressources existantes de manière plus rentable. Des économies susceptibles d’être réinvesties dans l’innovation, l’amélioration de la compétitivité et de la rentabilité des entreprises.

Des entreprises françaises frileuses vis-à-vis des prestataires étrangers

La plupart des entreprises françaises sont bien conscientes de ces bénéfices potentiels mais elles rechignaient jusqu’alors à s’engager vraiment. Car « en Europe, le cloud n’est pas qu’une technologie qui ouvre de nouvelles opportunités. Cela affecte aussi la société (données privées dans un contexte professionnel) et politique (protection des données dans le cloud), sans oublier les inquiétudes au niveau national autour de l’emploi, du contrôle et de la compétitivité», estime Onica King, une analyste du cabinet Forrester.

Des inquiétudes renforcées début juillet par le directeur général de Microsoft au Royaume-Uni, en admettant que oui, les données stockées en Europe dans le cloud, sur des plates-formes américaines, pourraient être, sur demande expresse, transmises aux autorités US dans le cadre du Patriot Act américain, et ce même si elles sont stockées sur des serveurs européens, et concernent des clients européens. Un aveu qui avait à l’époque douché l’enthousiasme de certains clients et amené le Parlement Européen à demander à la Commission de se pencher sur le sujet…

Autant de raisons qui amenaient jusqu’alors les entreprises européennes à privilégier le Cloud privé – dans 53% des cas, contre 38% pour leurs homologues américains. Cette période pourrait bien toucher à sa fin, tant se multiplient les offres de fournisseurs français et européens en matière de cloud computing. Des offres de nature à réconcilier les entreprises avec le cloud public.

Les SSII et intégrateurs hexagonaux multiplient les initiatives

Depuis la mi-2010, l’offre de cloud « bleu-blanc-rouge » commence à se structurer et elle devrait encore se renforcer dans les mois à venir. Orange Business Services, désormais 6e SSII française, a ainsi mis sur le marché son offre Flexible Computing Express, une offre de cloud d’infrastructure (IaaS) en mode privatif avec l’appui de Cisco, EMC et VMware.

Techniquement, l’offre de cloud de la branche entreprises de France Télécom s’appuie ainsi sur les composants vBlock de VCE, à savoir des serveurs Cisco, du stockage EMC (V-Max et Clariion) et sur les logiciels de VMware (de vSphere à vCloud Director). Cette infrastructure réside dans les datacenters de la SSII mais est segmentée pour assurer une parfaite étanchéité entre clients. Chacun dispose ainsi de son propre « datacenter virtuel » (au sens VMware du terme).

APX propose le cloud « in a box »

Pour les entreprises récalcitrantes à confier leur infrastructure à un fournisseur de cloud externe, APX a créé l’offre de cloud privé vPack, qui permet à une PME de disposer en interne de sa propre solution cloud, basée sur les technologies de Cisco, EMC et VMware. « Avec vPack, nous installons l’infrastructure directement chez le client, et nous fournissons les services d’intégration, de maintenance, de support et de help-desk. Le tout est assorti d’un contrat garantissant la disponibilité de l’infrastructure », explique Yves Pellemans, le directeur technique de la société. « Tout est inclus pour que le client puisse créer ses machines virtuelles et nous facturons l’infrastructure par VM sur la base d’un engagement minimal. Chaque VM est facturée 130 € par mois pour peu que son taux de disponibilité ait été supérieur à 99,99 %.

Autre fournisseur français, Integra à fait le choix d’une solution Cisco / Dell / Isilon / VMware pour bâtir son offre de cloud d’infrastructure publique. « Cette offre mutualisée va nous permettre de disposer d’une architecture plus réactive et d’offrir la possibilité à nos clients de mettre en place un service de PRA (plan de reprise d’activité) pour un coût négligeable par rapport à ce que nous proposions jusqu’à présent », soulignait Geoffroy de Lavenne le directeur général d’Integra lors de son lancement. Elle devrait représenter près du quart du chiffre d’affaires de la société en 2011.

Chez Risc Group IT Solutions, le déploiement d’un cloud d’infrastructure s’est aussi déroulé cet été à l’occasion de la mise en production d’une nouvelle plate-forme destinée notamment à accueillir de nouvelles applications de la Direction Générale de la Modernisation de l’Etat (DGME). Là encore, ce sont les plates-formes de cloud de VCE , les vBlocks, qui ont été retenues, un choix de continuité pour l’intégrateur qui opérait jusqu’alors des plates-formes virtualisées bâties sur des serveurs Cisco, un stockage EMC et la plate-forme de virtualisation de VMware.

CapGemini a quant à lui choisi de travailler au lancement de ses prochains services de stockage en cloud en s’appuyant sur les plates-formes de stockage d’EMC. Les deux sociétés ont noué une alliance stratégique à la fin du mois de septembre, alliance qui va voir la SSII bâtir ses services de stockage sur les plates-formes V-Max et VNX d’EMC. L’infrastructure du constructeur américain devrait aussi servir à Capgemini pour construire de nouvelles offres de messagerie en cloud dans le courant 2012.

Le grand emprunt, pour créer un grand acteur français du cloud

Mais l’effort le plus ambitieux en matière de cloud hexagonal reste encore à venir. Dans le courant du mois de novembre, sauf contretemps imprévu, l’État devrait en effet apporter près de 135 M€ de capital à Andromede, une co-entreprise crée avec Orange, Dassault Systèmes et Thales, dans le cadre du grand emprunt. La vocation de cette nouvelle société, qui disposera au total de 285 M€ de capital, est de créer une gigantesque infrastructure de cloud en France.

Selon la presse spécialisée, Andromede fournira des services de cloud d’infrastructure « bleu blanc rouge » aux clients français, publics ou privés à des tarifs compétitifs avec ceux des grands acteurs américains. Mais avec un bonus essentiel : l’ensemble des datacenters de la co-entreprise seront localisés en France ou en Europe, un point clé essentiel pour les acteurs du secteur public, mais aussi pour nombre d’entreprises du secteur privé, inquiets de voir leurs données potentiellement basculer sur des serveurs américains.