Le groupe Agrica, spécialiste de la retraite complémentaire, de l’épargne, de la prévoyance et de la santé des salariés du monde agricole, vient de se voir primé lors des Trophées du Cloud Computing – co-organisés par EMC, VMware et LeMagIT – pour la virtualisation de son infrastructure informatique dans un cadre éco-responsable. Le groupe de protection sociale complémentaire a obtenu le Trophée de la transformation vers le Cloud pour la virtualisation de ses serveurs, de ses postes de travail, de son réseau et de son stockage.

Agrica en bref

Le groupe Agrica pilote la retraite, la prévoyance, l’épargne et la couverture santé des salariés du monde agricole. Les 850 salariés de la société gèrent les retraites de près de 800 000 pensionnés, avec 1,5 million de cotisants et 156 000 entreprises adhérentes. La DSI d’Agrica emploie 75 salariés, et a aussi en charge la logistique, les achats et le courrier.

Le groupe a largement construit son SI sur des progiciels du marché et a mené une ambitieuse politique de virtualisation de ses datacenters et de ses postes clients. Les économies générées par ces projets ont permis à la société de dégager des marges budgétaires et d’investir dans de nouveaux projets et notamment la mise en œuvre de SEPA et de Solvency II, ainsi que le déploiement d’une solution de GRC.

Depuis 2007, Agrica a entamé  une démarche de virtualisation de son infrastructure informatique. Le projet, qui s’appuie en grande partie sur les technologies de virtualisation de VMware et sur une infrastructure réseau convergée Cisco « a permis une réduction du nombre de serveurs informatiques et du niveau de consommation énergétique nécessaire à alimenter et à climatiser l’infrastructure », explique Julien Mousqueton architecte systèmes et réseaux au sein du groupe Agrica. Selon le groupe de protection sociale, le bénéfice du passage à une architecture de type cloud a été immédiat pour les 850 collaborateurs de l’entreprise, permettant à la DSI d’améliorer le taux de disponibilité des systèmes et la rapidité de résolutions d’incidents.

 

Cette virtualisation a également apporté une grande liberté d’utilisation offrant à tout instant et en tout lieu l’accès à son environnement informatique. Cette architecture cloud a en outre permis à Agrica de passer d’un « Plan de reprise d’activité » à un « Plan de continuité d’activité» et donc de réduire le temps d’indisponibilité du système informatique en cas de sinistre sur ses sites.

De la virtualisation des serveurs à celle des postes clients

Agrica a largement virtualisé son parc de serveurs, dont la majeure partie repose sur  des solutions VMware ESX et accueille les applications les plus critiques du groupe dont Oracle, Business Objects ou la messagerie Lotus Notes/Domino. Au total, cette infrastructure serveur accueille près de 200 machines virtuelles sur une vingtaine de serveurs.

Fort de ce succès dans la virtualisation des applications du datacenter, la société s’est lancée dans un projet similaire pour les postes clients, en commençant par ceux des commerciaux nomades ainsi que ceux des 13 sites en région. Pour mettre en œuvre ce nouveau projet, Agrica a déployé une ferme de serveurs ESX spécifique afin d’héberger les postes de travail distribués via VMware View. Julien Mousqueton, architecte systèmes et réseaux chez Agrica, explique que cette virtualisation a permis d’améliorer grandement le quotidien des salariés : « avant, nos populations nomades avaient accès à un portail Web, à Lotus Notes, à notre intranet, et Internet, et c’est tout. Maintenant, ils ont accès à Word, Excel, etc. ». Mais il n’y a pas que le catalogue logiciel qui s’est amélioré. Le service rendu et les performances ont aussi fait un bond, dans les sites provinciaux reliés au SI central par des liens SDSL de faible capacité (jusqu’à 512 kbps) : « pour ouvrir certains fichiers [dont le stockage est centralisé sur le SAN parisien de l’organisation, N.D.L.R.], il fallait plusieurs minutes, le temps d’aller prendre un café.» Désormais c’est quasiment instantané.

Julien Mousqueton

Julien Mousqueton, Architecte technique chez Agrica

Julien Mousqueton souligne aussi les économies générées par la centralisation des postes de travail sur une architecture VDI : « tout se fait à partir d’une console Web ». À la marge, il note enfin que la virtualisation des postes de travail apporte aussi des éléments de réponse « en matière de PRA [Plan de Reprise de l’Activité, N.D.L.R.] et même de PCA [Plan de Continuité de l’Activité, N.D.L.R.] : nos utilisateurs sont ‘nomadisables’ ; les astreintes peuvent être effectuées à domicile, etc. »

Une infrastructure réseau convergée sur base Cisco

Soulignons qu’Agrica est aussi un utilisateur avancé des technologies Cisco, puisque la société a été parmi les premières à déployer une architecture à base de commutateur virtuel Cisco Nexus 1000v (dès 2009), pour acquérir une plus grande visibilité et une plus grande maîtrise sur la gestion du réseau de ses serveurs virtualisés. Le Nexus 1000V vient en appui des commutateurs Nexus 5020 utilisés par la firme en cœur de réseau.

Agrica a aussi fait le pari de la convergence entre son SAN et son réseau de données dans le cadre de ses projets de virtualisation. Désormais, le stockage s’appuie sur le protocole FCoE (Fibre Channel over Ethernet), ce qui a permis à la firme de réduire de 16 à 6 le nombre de câble en arrière de chaque serveur. Une simplification qui s’accompagne aussi d’une moindre consommation énergétique mais aussi d’économies sur les cartes réseau. Comme l’explique Julien Mousqueton, une carte CNA est moins chère à acquérir qu’une carte Ethernet quadri ports et qu’une carte bi ports Fibre Channel séparées.