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Une récente étude européenne d’IDC sur la sauvegarde sur disque dédupliquée réalisée auprès de clients des solutions Data Domain et Avamar d’EMC met en lumière des retours sur investissements particulièrement rapides pour ces solutions. Le cabinet d’étude américain s’est appuyé sur l’expérience de grosses PME européennes (comptant pour la plupart moins de 3 000 collaborateurs). Lors des entretiens avec les entreprises utilisatrices, les chercheurs d’IDC ont demandé aux personnes interrogées de dévoiler leurs processus informatiques internes, et de décrire leurs infrastructures et leurs coûts informatiques avant, pendant et après le déploiement des solutions de sauvegarde d’EMC. Sur la base des données recueillies, ils ont pu évaluer la période d’amortissement et le retour sur investissement (ROI) pour les produits déployés, en considérant non seulement les coûts d’acquisition, d’installation, d’intégration, mais également le coût des licences logicielles en cours et les temps de maintenance informatique.

Un ROI de 450% sur 3 ans et des solutions amorties en moins de 7 mois

Les résultats sont plus que concluant : en moyenne, les clients analysés, ont amorti leur nouvelle solution en moins de 7 mois et devraient afficher des ROI de l’ordre de 450% sur 3 ans. Ces résultats sont dans la droite ligne de ceux d’une autre enquête du cabinet d’étude, menée en 2011 auprès de clients américains. Les entreprises interrogées par IDC ont réalisé en moyenne 1,4 M€ d’économies en trois ans en matière de maintenance, d’achat et de transport de bandes. Mieux encore, l’économie globale liée au remplacement d’un système de sauvegarde sur bande par un système sur disque est estimée à un peu plus de 23 500€ par an et par tranche de 100 salariés. Sur ce total environ 72% proviennent de la réduction des coûts de l’infrastructure de sauvegarde, 13% de gains de productivité au niveau des équipes informatiques et 15% de gains de productivité pour les utilisateurs finaux (indisponibilité réduite des applications, récupération plus rapide de données…). Tous ces résultats expliquent le succès récent des systèmes de sauvegarde sur disque avec déduplication dans les entreprises.

 

Les bénéfices de la sauvegarde et de la déduplication

Les bénéfices de la sauvegarde et de la déduplication (Source : IDC)

Les bénéfices enregistrés suite au remplacement de systèmes de sauvegarde sur bandes vieillissants par des systèmes de sauvegarde sur disque moderne vont toutefois bien au-delà des aspects financiers. Les temps moyens de restauration de données mesurés par les clients qui ont adopté les solutions de sauvegarde sur disque d’EMC sont ainsi passés de 17 heures à 2 heures. Ce raccourcissement des temps de restauration se traduit par une amélioration radicale du RTO (Recovery Time Objective), c’est-à-dire le temps nécessaire pour reprendre une production informatique normale après un incident.

Les systèmes de sauvegarde sur disques contribuent également à une singulièrement amélioration de l’autre paramètre important dans le monde de la sauvegarde, le RPO (Recovery Point Objective), qui détermine la perte de données que peut accepter une entreprise en cas d’incident. Selon IDC, la fenêtre moyenne de sauvegarde chute en effet de 11 heures avec un système sur bande traditionnel à 3 heures avec les systèmes Data Domain et Avamar. Ce qui permet d’envisager des sauvegardes plus fréquentes et donc une forte amélioration du RPO.

Des utilisateurs satisfaits

Marko Niskala, le responsable des infrastructures de la ville d’Oulu, qui fournit des services informatiques aux salariés de la ville ainsi qu’aux élèves des écoles primaires et secondaires explique par exemple qu’avec la bande ses sauvegardes différentielles prenaient entre 12 et 14 heures et qu’il fallait un week-end complet pour une sauvegarde complète. La restauration en cas d’incident était de plus un processus lent et douloureux, pouvant prendre jusqu’à deux jours pour un serveur (en prenant en compte la restauration de l’OS et d’une copie fiable des données). Désormais, Niska dispose de 60 jours de sauvegarde sur sa solution de sauvegarde Data Domain et peut restaurer rapidement ses serveurs. Il estime que ses coûts ont été réduits de près de 28%, et que les réductions de trafic réseau qu’a permis la déduplication lui ont aussi permis de reporter une mise à jour de son infrastructure réseau.

Chez Eiffage, la sauvegarde sur bande était aussi à bout de souffle pour faire face à la sauvegarde des 70 To de données sur le SAN de l’entreprise et aux quelque 100 jobs de sauvegarde quotidiens. Eiffage a tiré un trait sur sa librairie de bande et ses 600 cartouches pour adopter deux systèmes Data Domain DD580 répliqués sur deux sites différents. Une architecture qui a permis de diviser par 14 le volume des données sauvegardées et qui a aussi contribué à fiabiliser le processus de sauvegarde et de restauration. L’adoption de la sauvegarde sur disque a aussi permis de réintroduire des sauvegardes différentielles (qui n’étaient pas possibles avec les fenêtres de sauvegarde trop longues des équipements de sauvegarde sur bande) et donc d’améliorer le RPO. Rachid Habouchi, en charge de l’infrastructure de sauvegarde d’Eiffage, résume ainsi les bénéfices de sa nouvelle solution :  » Notre architecture est dorénavant solide et simple d’utilisation. Cette solution nous permet par ailleurs, d’introduire des sauvegardes différentielles. En complément, le DD580 est disponible à un coût avantageux grâce à l’utilisation des protocoles CIFS/NFS et à la réplication instantanée qui garantit une reprise après sinistre ».

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