Selon une étude réalisée auprès de 641 décideurs d’entreprises par Compass Partners pour Mozy, le spécialiste de la sauvegarde en cloud, un nombre croissant de professionnels (80 %) travaillent régulièrement hors de leur bureaux. Ils s’appuient pour cela sur des terminaux portables, tels que des ordinateurs portables (80 %), des smartphones (63 %) ou des iPad (30 %), afin d’accéder aux données et applications de l’entreprise. On pourrait espérer que cette mobilité croissante s’accompagne d’une sécurisation accrue des données nomades, mais il n’en est rien, nombre d’utilisateurs et d’entreprises sous-estimant les risques de perte de données.

L’étude de Compass est intéressante, car elle montre que ce sont les professions les plus susceptibles d’égarer des données importantes (professions médicales, juridiques, professionnels des services financiers…) qui, bizarrement, ont les comportements les plus à risque.

87 % des PME ne s’occupent pas de la protection des données sur les terminaux portables

Selon Compass, deux tiers des PME-PMI de moins de 1 000 salariés ont des procédures en place pour la sauvegarde des données de l’entreprise, mais 87 % ne s’occupent absolument pas de la sécurité et de la protection des données sur les terminaux nomades qu’elles confient à leurs employés. Un tiers des entreprises permettent aux employés de prendre leurs propres décisions sur la façon de sauvegarder leurs données, mais la majorité ne disposent pas de plans de sauvegarde et de récupération de données qui répondent aux normes modernes. Par exemple, 41 % des PME stockent certaines données de sauvegarde sur des clés USB, le dispositif de stockage le plus volé et le plus égaré de la planète. Avec les risques que cela fait courir à l’entreprise.

Des entreprises qui ignorent encore largement les risques

Les professionnels du droit sont les plus à la traîne, avec 78 % des avocats qui se déclarent non concernés par la sécurité des données sur leurs terminaux nomades. Plus généralement, ce sont environ deux tiers des professionnels de la santé, des services financiers, de l’immobilier, de la construction, etc… qui expriment leur profond manque de préoccupation face à la perte de données d’entreprise. La logique voudrait pourtant que les utilisateurs qui manipulent les données les plus sensibles soient aussi ceux qui soient les mieux protégés.

Car le sentiment général d’impunité est très surfait : l’enquête montre que 30 % des entreprises ont subi une panne de disque dur dans l’année écoulée et que dans 70 % des cas, les données n’ont pas été entièrement récupérées. Elle révèle aussi que neuf entreprises ont connu le vol d’un ordinateur portable, et que dans 98 % des cas, elles n’ont pu récupérer toutes les données perdues. En fait, en matière de sauvegarde des terminaux portables, on touche le fond. Plus des deux tiers des entreprises interrogées n’ont pas de processus formel de sauvegarde des PC portables et la plupart utilisent des méthodes archaïques comme les disques durs externes.

Seul motif de « satisfaction », la situation que nous venons de décrire est celle des États-Unis. Car une telle chose ne se produirait jamais en France…

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