La gestion des ressources de stockage ou SRM (Storage Ressource Management) est la discipline dont l’objectif est d’optimiser l’efficience du stockage dans une entreprise. Elle recouvre l’ensemble des processus visant à maximiser l’usage des ressources de stockage – en s’assurant par exemple que les bonnes données sont positionnées sur la bonne classe de stockage ou sur les bons équipements -, mais aussi à surveiller le bon fonctionnement de l’infrastructure – en matière de disponibilité, de qualité de service…

Un logiciel de SRM (ici Prosphere d'EMC) permet depuis une console unique de mieux gérer son stockage

Un logiciel de SRM (ici Prosphere d’EMC) permet depuis une console unique de mieux gérer son stockage

Avec l’explosion du volume de données à gérer, la gestion des ressources de stockage est devenue un exercice de plus en plus délicat pour les entreprises. Le volume des données stockées progresse ainsi d’environ 50 % par an selon les chiffres de Gartner et d’IDC, mais les budgets pour gérer cette masse croissante de données n’évoluent que de 10 % par an. Tous les utilisateurs et analystes s’accordent ainsi à dire que la solution passe par une automatisation accrue de la gestion des ressources de stockage.

Mieux gérer et piloter son stockage

C’est d’ailleurs dans cette voie que travaillent les grands constructeurs d’équipements de stockage. La plupart d’entre eux ont aujourd’hui à leur catalogue des logiciels de SRM. Ces outils sont soit proposés de façon individuelle soit sous la forme de suites, comme l’offre de SRM ProSphere d’EMC. Toutes proposent des fonctions essentielles :

  • L’une des premières est la découverte des ressources de stockage, et la cartographie des topologies SAN. Les meilleurs outils sont à même de s’interfacer avec les commutateurs SAN et LAN pour découvrir la topologie du réseau de stockage – des serveurs aux baies de stockage en passant par le réseau – et savent aussi interroger les différentes baies de stockage – SAN ou NAS – via leurs API propriétaires ou via un protocole standard comme SMI-S. Certains disposent de fonctions avancées de validation d’architecture et peuvent ainsi guider l’administrateur en lui signalant les éventuelles erreurs de configuration, les problèmes de compatibilités liés à des versions de firmware non à jour…
  • Une fois cette cartographie effectuée, les outils de SRM permettent aussi de suivre l’état de santé de l’infrastructure afin de fournir une photo en quasi-temps réel des performances – on peut en général personnaliser les niveaux d’alertes et personnaliser des indicateurs clés -, mais aussi de la disponibilité des différents équipements. Cela permet de détecter rapidement les éventuels incidents et de les pallier.
  • Les solutions de SRM ont aussi un rôle important à jouer dans la gestion des capacités et l’optimisation de l’utilisation des ressources de stockage. Elles permettent par exemple de savoir quels types de données sont stockées sur chaque système et de s’assurer que ces données sont positionnées sur les bons équipements ou sur la bonne classe de service. Les outils de SRM permettent aussi de détecter les gaspillages d’espace liés par exemple à une mauvaise utilisation des snapshots ou au maintien sur un stockage primaire de données périmées ou obsolètes.
  • Une autre fonction importante est le suivi des droits des utilisateurs et des politiques d’authentification et de sécurité des informations. Il s’agit avant tout de s’assurer que les règles de sécurités en place sont conformes aux politiques définies par l’entreprise. Et on ne parle pas là de la seule vérification des droits d’accès. Les outils de SRM permettent aussi souvent de vérifier que les règles de sauvegarde et de protection de données sont respectées (fréquence des snapshots, nombre de copies de sauvegarde…). Ces fonctions permettent d’identifier les éventuels fichiers d’utilisateurs qui ne sont plus en fonction dans l’entreprise.
  • Enfin, la plupart des solutions de SRM permettent aussi aux directions métiers de l’entreprise de bénéficier d’indicateurs avancés sur leur consommation et sur l’usage des ressources qui leur sont facturées. Outre les tableaux de bords offerts aux responsables informatiques, ces solutions intègrent en général des tableaux de bords synthétiques permettant aux directions métiers d’avoir une visibilité sur leur utilisation du stockage (par application, par utilisateur…), sur le respect des accords de SLA qui lie l’informatique aux utilisateurs…

Notons pour terminer que ce ne sont là que quelques-unes des principales fonctions des suites de SRM, chaque constructeur ou éditeur tendant à ajouter des fonctions spécifiques à son offre.