Dans le monde des bases de données, la croissance des volumétries se poursuit à un rythme rapide. Comme l’explique Nicolas Groh, un consultant de la division sauvegarde d’EMC (BRS, Backup and Recovery Solutions), la taille des bases de données en production ne cesse de progresser et la sauvegarde représente entre 4 à 20 fois le volume de données de production. La plupart des entreprises conservent en effet pendant des mois ou des années leurs sauvegardes journalières, hebdomadaires et mensuelles.

Spécifiquement dans le monde des bases de données Oracle, les contraintes qui pèsent sur la production ont un impact direct sur la façon dont les entreprises organisent la protection de leurs données. Nombre d’entreprises utilisent encore des systèmes de sauvegarde sur bandes pour la sauvegarde de leurs SGBD et ces systèmes se révèlent de plus en plus inadaptés pour répondre aux besoins de productions modernes. Tout d’abord parce que les applications qui s’appuient sur ses bases de données ont de plus en plus des contraintes de production 24/24, 7  jours sur 7. Ce qui se traduit par une réduction drastique des fenêtres de sauvegarde et surtout par des contraintes de RPO/RTO de plus en plus strictes.

Un autre problème est que la sauvegarde sur bande nécessite la mise en place d’architectures complexes du fait de l’utilisation du multiplexing et que les temps de restauration depuis une bande sont en général de  2 à 10 fois supérieurs à ceux des temps de sauvegarde.

Faire face à des contraintes de sauvegarde et de restauration de plus en plus élevées

En s’appuyant sur son portefeuille d’appliances de sauvegarde (Data Domain et Avamar) et sur Networker, EMC a conçu des solutions capables de répondre aux nouveaux défis de la protection des environnements de bases de données Oracle. En éliminant la bande et en s’appuyant sur des systèmes de sauvegarde sur disques, les solutions EMC permettent plusieurs bénéfices :

  • Il est possible de conserver les sauvegardes sur site plus longtemps, en consommant moins d’espace disque et de restaurer les données plus rapidement et en toute fiabilité sans avoir à utiliser de bandes pour la reprise des opérations. Cela est non seulement plus efficace mais aussi moins gourmand en main d’œuvre
  •  Il est également possible de mieux protéger les données grâce à des mécanismes de réplication plus intelligents : avec la déduplication intégrée aux systèmes de sauvegarde sur disque de Data Domain et Avamar, on peut répliquer les données sauvegardées  sur le réseau existant de l’entreprise et ainsi disposer de solutions de reprise après sinistre économiques
  • Enfin, la fiabilité des sauvegardes est grandement améliorée : la détection continue des pannes et l’autoréparation garantissent la capacité de restauration des données  et le respect des niveaux de service

Comme l’explique Nicolas Groh, près des trois quarts des utilisateurs Oracle s’appuient aujourd’hui sur RMAN (Recovery Manager) d’Oracle pour la gestion de leurs sauvegardes. L’outil gère le catalogue des sauvegardes et permet toute forme de backup (de la sauvegarde complète à la sauvegarde cumulative en passant par la gestion des sauvegardes différentielles). Les clients qui ne s’appuient pas sur RMAN utilisent en général des mécanismes de sauvegarde  en mode standby s’appuyant sur des snapshots (cas notamment des plus grandes bases de données dans des environnements de grands comptes complexes) ou sur des mécanismes de sauvegarde à froid.

DDBoost pour RMAN : une intégration poussée de la sauvegarde Oracle avec les systèmes Data Domain

EMC a mené un travail important d’intégration de ses solutions de sauvegarde avec RMAN. C’est notamment le cas avec Data Domain et l’agent DDBoost pour RMAN qui tire parti de l’API d’intégration SBT de RMAN. Cet agent permet la sauvegarde des bases de données Oracle vers une baie Data Domain directement depuis RMAN. Il permet d’accélérer la sauvegarde des données en délocalisant sur le serveur de base de données une partie des tâches de déduplication (ce qui dope les performances d’environ 50%).

Avec DDBoost pour RMAN, il est possible de piloter directement depuis RMAN les sauvegardes et les restaurations vers un système de sauvegarde dédupliqué Data Domain

Avec DDBoost pour RMAN, il est possible de piloter directement depuis RMAN les sauvegardes et les restaurations vers un système de sauvegarde dédupliqué Data Domain

Le fait de réaliser la déduplication en local permet de réduire grandement les volumes de données à transférer sur le réseau et se traduit dans la pratique par une réduction de la charge sur le serveur Oracle. DDBoost pour Rman permet enfin aux administrateurs de bases de données (DBA) de contrôler directement les opérations de sauvegarde et de restauration sur les baies Data Domain depuis RMAN. Un dernier avantage est que DDBoost pour RMAN est parfaitement compatible avec les logiciels de sauvegarde d’EMC mais aussi avec les logiciels de sauvegarde tiers.

Il est à noter que quelques recommandations de base sont à respecter pour tirer parti au mieux de DDBoost. Ainsi, la déduplication n’est pleinement efficace que lorsque la base de données n’est pas compressée.  De même, il ne faut pas utiliser le multiplexage pour la sauvegarde sous peine de rendre inefficace l’algorithme de déduplication. Une partie de ces limitations devraient prochainement disparaître : dans les versions de Networker et d’Avamar à venir, des modifications de code vont permettre de démultiplexer les flux multiplexés pour optimiser les volumes de données sauvegardés.

Vers un support de la technologie FRA dans Networker NDMA 1.5

Pour les sauvegardes à froid ou les approches de type « dump & sweep » traditionnelles en environnement SAN, EMC recommande l’utilisation de Networker l’outil de sauvegarde maison.

EMC FRA

La prochaine version de Networker s’interfacera  avec Rman et avec sa technologie FRA (Flash Recovery Area). FRA permet d’utiliser un tampon disque géré par Oracle qui sert de point de stockage pour les archives logs de la base de données. Avec Oracle 11g, cela permet de réaliser des backups rapides en mode bloc via RMAN en s’appuyant sur les capacités de suivi des blocs modifiés (BCT ou « block change tracking » en langage Oracle). On ne sauvegarde alors que les blocs de données qui ont été modifiés depuis la dernière sauvegarde. Le support de FRA sera disponible avec la version 1.5 du module NMDA de Networker (NetWorker Module for Databases and Applications).

Plus sur le Web

Le site sur les solutions EMC pour Oracle (en anglais)