Au cours des dernières années la volumétrie des données dans les environnements de bases de données Microsoft mais aussi dans des applications comme Exchange ou SharePoint s’est accrue considérablement. Dans le même temps la criticité des environnements  Microsoft pour l’entreprise n’a cessé de progresser et avec elle, la nécessité de disposer de solutions de protection de données de plus en plus sophistiquées à même non seulement de garantir l’intégrité des données sauvegardées, mais aussi une grande rapidité de restauration des données en cas d’incident.

Comme l’explique Laurent Bauge, ingénieur système au sein de la division BRS (Backup and Recovery Systems) d’EMC, « on est confronté à des applications qui ont de plus en plus des exigences de fonctionnement 24h/24, 7 jours sur 7 et pour lesquelles les fenêtres de sauvegarde sont de plus en plus réduites ».

Ces contraintes amènent de plus en plus d’entreprises à rompre avec leurs solutions de sauvegarde traditionnelles, souvent trop lentes mais aussi peu fiables. « Chez EMC, on parle d’optimiser l’infrastructure sous-jacente au backup. Nos solutions de sauvegarde sur disque dédupliquées améliorent de façon drastique les performances en sauvegarde et en restauration tout en permettant de simplifier l’infrastructure. Par exemple, en mettant en place une infrastructure de sauvegarde dédupliquée à base de baies Data Domain et des solutions logicielles comme Avamar ou NetWorker, on permet de réduire le nombre de serveurs de sauvegarde, et on simplifie les processus de sauvegarde en proposant une console de management unique ». Laurent Bauge note aussi les gains permis par la déduplication : « La déduplication est non seulement efficace en matière de performances et de réduction des volumes de données transférés et stockés, mais elle est aussi essentielle pour permettre la réplication ou la consolidation des sauvegardes provenant de sites distants. Elle s’avère aussi très utile pour désengorger le trafic sur les serveurs virtualisés sur lesquels cohabitent de multiples VM. Enfin, grâce aux appliances de sauvegarde sur disques dédupliquées comme Data Domain, on peut garantir des restaurations très rapides que l’on restaure une donnée qui à un jour, une semaine ou un mois. »

Des solutions optimisées pour les environnements Windows et Hyper-V

Pour répondre aux contraintes de RPO et de RTO des utilisateurs Microsoft, EMC a optimisé ses solutions de sauvegarde afin de fournir les solutions les plus optimisées possible pour les environnements de l’éditeur de Redmond.

Cette optimisation commence par un support optimisé des environnements Windows Server  avec le support du « Bare Metal Recovery [sauvegarde et restauration complète de l’image système, NDLR] pour les environnements Windows Server 2008, 2008R2 et 2012 dans NetWorker et Avamar. L’idée est de permettre la reprise aussi rapide que possible en cas de désastre sur un serveur qu’il soit physique ou virtuel. Avec la version 8.1 de NetWorker et la version 7.0 d’Avamar, ces fonctions de bare Metal Recovery gagnent encore un niveau de sophistication, puisqu’il est possible de restaurer une sauvegarde d’un environnement physique sous la forme d’une image virtuelle sous VMware vSphere ou Hyper-V. Il est à noter que ces fonctions de bare Metal Recovery fonctionnent aussi bien sur les partitions traditionnelles que sur les partitions UEFI.

NetWorker et Avamar on aussi été optimisés pour Hyper-V afin de fournir des services de sauvegarde aussi bien en mode image qu’en mode guest (en s’appuyant alors sur des agents logiciels installés dans les VM et capables de fournir des fonctions avancées pour la sauvegarde des applications fonctionnant dans les VM).  Comme le souligne Laurent Bauge, le choix entre les deux modes est une question de granularité. Dans les deux cas, l’usage de l’API VSS  (Volume Shadow Services, l‘API de snapshot de Windows) garantit la cohérence de la base applicative globale. On est sûr que l’on sauvegarde bien tout est correctement, mais sans granularité.  Mais l’installation d’un agent local permet d’offrir une plus grande richesse, notamment pour les applications ne supportant pas VSS ou pour celle disposant d’une API spécifique que l’on ne peut accéder que depuis l’intérieur de la VM. »

Des agents spécifiques pour la sauvegarde d’Exchange et SQL Server

« Dans Exchange, on supporte par exemple les DAG DataBase availability Group, NDLR], la technologie Microsoft qui permet de répliquer les bases de boites aux lettres sur plusieurs serveurs. En s’appuyant sur l’API VSS, les solutions de sauvegarde d’EMC sont capables de supporter tous les scénarios d’usage d’Exchange (bases en mode actif/actif ou actif/passif,  sauvegarde en mode full ou en mode granulaire…) en sauvegarde comme en restauration (restauration en mode ‘point in time’, restauration d’une base complète, d’une boite aux lettres ou d’un dossier ». Pour les environnements les plus sensibles, les solutions de sauvegarde d’EMC savent même s’interfacer avec le provider VSS matériel des baies EMC pour déclencher un snapshot puis remonter ce snapshot afin d’effectuer la sauvegarde, ce qui a l’avantage de n’avoir aucun impact de performance sur l’environnement de production.

Il est à noter que la problématique des fichiers PST locaux peut être traitée individuellement par l’installation d’agents Avamar ou de façon plu systématique en mettant en œuvre les solutions d’archivage d’e-mail de la gamme SourceOne (voir à ce propos notre article sur SourceOne du mois de juin – http://www.solutionitpme.fr/2013/06/06/sourceone-une-nouvelle-generation-doutils-pour-bien-archiver-vos-donnees-2177).

Côté SQL Server, NetWorker s’appuie sur l’API VSS mais aussi sur l’API VDI (Virtual Device Interface) spécifique à SQL Server. Ce support des deux technologies permet à l’utilisateur d’adapter ses sauvegardes en fonction de ses contraintes métiers. Comme l’explique Laurent Bauge, l’utilisateur dispose ainsi « d’un mode simple où l’on sauvegarde et ou l’on restaure une base en bloc et de modes plus granulaires grâce auxquels on peut tout aussi bien restaurer une base entière que rejouer une simple transaction afin de restaurer la base dans son état antérieur ».

En mode VDI, NetWorker supporte ainsi la sauvegarde et la restauration complète d’une instance de base de données, celle d’une unique base, celle d’un fichier ou d’un filegroup, celle d’un filestream, ou celle du log de transactions et ce en mode full ou en mode différentiel (selon les types d’éléments). En mode VSS, seules les sauvegardes et les restaurations en mode « full » (instances et databases) sont possibles.

L’offre BRS comprend un portefeuille matériel et logiciel  complet pour répondre aux contraintes métiers des entreprises, c’est aussi une approche et une vision d’ensemble qui consiste à appréhender les besoins et les enjeux liés à  « Protection de la donnée »

Au-delà des multiples intégrations avec les environnements Microsoft, l’offre matérielle et logicielle de la division Backup and Recovery Systems d’EMC (BRS), permet à EMC et à ses partenaires, intégrateurs et sociétés de conseil, d’accompagner leurs clients et de proposer des solutions complètes adaptées à leurs besoins métiers. La préoccupation est certes d’assurer que les données de l’entreprise seront protégées et archivées correctement, mais surtout de garantir qu’elles pourront être restaurées et restituées en toute intégrité, en respectant les contraintes imposées par les métiers. Avec la bande, on avait coutume de dire qu’en cas de chute d’une cartouche les données restaient sur la moquette. La mission de BRS est de garantir que la perte de données ne soit plus envisageable en proposant des solutions performantes, innovantes, pérennes et toujours plus résilientes.