41 % des utilisateurs déclarent avoir perdu un appareil contenant des données au cours des 12 derniers mois, un chiffre qui a lui seul met en lumière la menace que représente le déplacement physique des données par les utilisateurs.

Un français plus chargé en données que ses voisins européens

  • L’utilisateur parisien moyen transporte quotidiennement 471 Go, contre 461 Go pour les Londoniens, 379 Go pour les Berlinois et 594 Go pour les New-Yorkais. Les données parcourent en général 16,83 km.
  • En région parisienne, Cergy (Val d’Oise) est une des zones où la densité de données est la plus élevée – 65 % des employés transportent au total 36 Po de données chaque jour.

Mais de quoi parle-t-on exactement. Pour tenter d’y voir plus clair Mozy l’activité de sauvegarde en ligne d’EMC a lancé une étude baptisée Data Miles visant à apporter un éclairage sur les volumes de données qui circulent « physiquement » dans six des plus grandes villes du monde, dont Paris. Et le moins que l’on puisse dire est que les résultats sont stupéfiants.

Un utilisateur moyen emporte avec lui 471 Go de données

Lorsqu’il quitte son bureau, un salarié moyen emporte avec lui 471 Go de données, soit mille fois plus que le volume de données qu’il échange sur Internet dans le même laps de temps.

Au total, 350 Po de données traversent quotidiennement la seule ville de Paris, soit 3,5 fois plus que le volume total de données produites par le supercalculateur du CERN depuis 20 ans. Le seul métro parisien acheminerait chaque jour 138 Po de données. Et un moyen de transport en commun comme le RER A accumule jusqu’à 45 Po de données au moment où il entre dans Paris.

Les données en voyage dans le monde

  • Chaque jour, 1,4 exaoctets de données circulent dans la seule ville de New York, soit davantage qu’en une journée sur Internet
  • À San Francisco, pas moins de 33,5 Po de données traversent tous les jours le pont de la baie d’Oakland
  • Quelque 49 Po de données franchissent chaque jour le Lincoln Tunnel qui relie Manhattan au New Jersey
  • Aux heures de pointe, dans un wagon du métro de New York il serait possible de s’emparer de plus de 100 To de données
  • À Londres, jusqu’à 328 Po de données voyagent quotidiennement dans le Tube
  • Jusqu’à 69 Po de données quittent chaque jour la gare centrale de Munich

Il est urgent d’adapter la sauvegarde des données aux nouveaux comportements des utilisateurs

Selon Dave Robinson, le directeur de Mozy chez EMC, ces chiffres posent la question de la protection et de la sécurité de ces données : « Alors que l’utilisation des ordinateurs portables, des smartphones et autres tablettes provoque une véritable explosion du volume de données professionnelles que les employés transportent chaque jour entre leur bureau et leur domicile, il est plus important que jamais de protéger les données contre la perte et le vol. »

En fait, de même qu’elles n’enverraient pas leurs données sur Internet sans un niveau de chiffrement et de protection approprié, les entreprises ne doivent pas laisser leurs employés quitter le bureau à la fin de la journée sans une sauvegarde adaptée. Et pour sauvegarder les données de salariés de plus en plus nomades et équipés de terminaux de plus en plus mobiles, la sauvegarde via Internet s’impose chaque jour un peu plus comme le standard.

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