Jeudi 20 novembre, EMC organisait à Paris sa conférence utilisateurs annuelle, une conférence qui a mis l’accent sur la transformation digitale des entreprises et sur ses implications en matière d’infrastructures informatiques. Cette année, EMC a opté pour le changement, en déplaçant sa conférence dans un lieu plus grand, le CNIT de la Défense, et c’est Christian Hiller, de retour à la tête d’EMC France, après avoir assumé des responsabilités européennes puis mondiales au sein de la firme, qui a ouvert les débats.

Un univers numérique en constante progression

C’est un peu une tradition, le keynote de Christian Hiller a été l‘occasion de découvrir les chiffres de l’étude annuelle sur l’univers digital, réalisée chaque année par IDC à la demande d’EMC, une étude qui confirme l’explosion du volume de données dans le monde. En 2013, sur 4,4 zetaoctets créés dans le monde selon IDC 1,5 l’ont été par les entreprises (et le solde par des particuliers). Cette année, 122 exaoctets ont été créés en France dont 1/3 environ par des entreprises. Mais comme le souligne Christian Hiller, si les entreprises n’ont créé qu’un tiers de ces données en France, 85% sont stockées dans des datacenters, donc chez des professionnels (fournisseurs cloud, opérateurs télécoms…).

Si l’unité du moment est le zetaoctet, Christian Hiller a profité de sa présentation pour évoquer les unités suivantes, à savoir le yotta octet (1000 exaoctets) et le bronto octet. De quoi peaufiner sa culture générale, même si cela sera difficile à placer lors d’un dîner en ville…

Des sessions organisées autour de cinq grandes thématiques

Comme chaque année, l’EMC Forum a permis de mettre en lumière quelques thématiques clés. Cette année, cinq grands thèmes étaient à l’honneur :

  • La migration vers la 3e plateforme
  • le cloud
  • l’IT-as-a-Service
  • les infrastructures convergées
  • le Big Data.

L’occasion pour EMC et ses partenaires de mettre en avant leurs solutions en la matière notamment les offres Enterprise Hybrid Cloud, VSPEX et ECS côté cloud, les architectures EVO:Rail et EVO:Rack de VMware côté architectures convergées ou les solutions de Pivotal et d’Isilon côté Big Data.

Faire face à la croissance des données

Selon IDC, le volume de données créées dans le monde devrait décupler d’ici à 2020 pour s’établir à 44 zetaoctets. L’un des principaux moteurs de cette explosion du volume de données sera la montée en puissance des communications machine à machine. Le cabinet d’analystes estime ainsi que près de 200 milliards d’objets seront connectés en 2020 et que les communications de Machine à Machine (M2M) seront la source de plus du quart des données générées.

C’est pour faire face à cette explosion des données et pour répondre aux besoins des nouvelles applications comme la mobilité ou le M2M – l’univers des communications machines à machines -, qu’il est urgent de repenser les architectures de stockage. Comme l’a expliqué Christian Hiller, il est désormais acquis que les dispositifs de stockage de demain s’appuieront sur des architectures «Software-Defined » et sur des serveurs x86 banalisés.

Le choix de plates-formes banalisées va permettre de réduire les coûts et les architectures logicielles vont devoir automatiser la plupart des opérations aujourd’hui encore réalisées par des exploitants. « Grâce à ces architectures et à cette automatisation, nous serons capables d’absorber la croissance des données » a ainsi indiqué Christian Hiller. EMC a déjà investi dans ce type de solution et dispose avec ScaleIO et VIPR de deux des technologies les plus avancées du marché.

La fédération EMC au service de la transformation numérique des entreprises

Fidelma Russo, lors de son Keynote à EMC Forum

Fidelma Russo, lors de son Keynote à EMC Forum

Le président d’EMC France a ensuite cédé la parole à Fidelma Russo, la vice-présidente en charge des « Core technologies » d’EMC (entendez par là les plates-formes VNX, VMAX, ainsi que les solutions de protection de données et XtremIO – à compter du 1er janvier 2015). Cette dernière a mis l’accent sur les bénéfices que peuvent apporter les différentes composantes de la fédération EMC (EMC II, VMware, Pivotal, RSA et VCE) dans la transformation numérique des entreprises.

Elle a par exemple mis en avant les solutions de cloud hybride du groupe (autour de vCloud Air), mais aussi évoqué les efforts d’EMC autour des infrastructures convergées, avec la prise de contrôle récente de VCE et de ses plates-formes convergées. Elle a aussi souligné la montée en puissance du stockage Flash, illustrée par le succès de la ligne XtremIO qui a déjà séduit 730 clients, dont un quart n’était jusqu’alors pas des clients EMC. La preuve de l’attrait de cette gamme de produit particulièrement innovante.

Notons pour terminer, que Christian Hiller s’est montré particulièrement satisfait de la bonne santé retrouvée d’EMC France. La filiale du constructeur aurait ainsi réalisé une croissance de 24% au second trimestre 2014 et de 28% au 3e trimestre, des chiffres qui soulignent, s’il en était encore besoin, la pertinence des choix de la firme.