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Alors que depuis près de trois ans, les hôpitaux français vivent au rythme du plan Hôpital Numérique, lancé par le gouvernement en 2011 afin d’inciter à la modernisation des SI hospitaliers, EMC a récemment interrogé 124 décideurs informatiques dans le secteur de la santé pour faire le point sur l’état de leur SI et sur l’avancement de leurs projets en matière d’informatisation et l’interopérabilité du dossier patient, de stockage et de protection des données patients, de numérisation de leurs activités…

Menée entre juillet et mi-septembre, l’étude met en lumière une évolution rapide des SI hospitaliers au cours de l’année écoulée et notamment l’adoption rapide de technologies comme la virtualisation, la sauvegarde sur disque, ainsi que la numérisation croissante des données de santé.

L’adoption de la virtualisation s’accélère dans le cadre de la transformation des SI en centres de services

sante1Selon les résultats de l’observatoire des DSI de la santé, le taux de virtualisation des serveurs dans les hôpitaux s’est considérablement accru sur un an. L’an passé, 38% des hôpitaux déclaraient avoir virtualisé leur production informatique à plus de 75%. Cette année, ce chiffre est passé à 49%, soit onze points de plus. À l’autre bout de l’échiquier, 15 % des responsables IT hospitaliers déclaraient virtualiser moins de 25% de leurs serveurs l’an passé. Cette année, ce chiffre recule à 10%. Cette adoption de la virtualisation illustre les efforts de nombreux centres hospitaliers pour bâtir des offres cloud dans un effort de se transformer en centre de service, tant pour les clients internes que pour des hôpitaux tiers. Le CHU de Nantes dans le grand Ouest, et le SIIH, dans le Nord, sont une parfaite illustration de cette tendance, visant à rendre accessible un large catalogue de services à la demande à des clients internes comme externes.

sante2Le plan Hôpital Numérique, qui encourage le regroupement et la mutualisation des SI hospitaliers via la transformation des plus grands hôpitaux en centres de services pour les plus petits semble ainsi porter ses fruits. Ainsi, 40% des répondants indiquent fournir déjà des services d’hébergement à des hôpitaux tiers, tandis que 27% souhaitent devenir hébergeurs pour le compte de tiers. À l’inverse, 13% des répondants indiquent que leur système d’information est déjà hébergé par un hôpital tiers, tandis que 20% souhaitent faire héberger tout ou partie de leur SI, actuellement exploité en propre, par un hôpital tiers.

De plus en plus de données, de mieux en mieux protégées

Le volume de données continue à augmenter avec 6% des répondants gérant plus de 1 Po (contre 3%) l’an passé et 14% gérant entre 100 To et 1 Po (contre 13% l’an passé). 41% stockent entre 20 et 100 To tandis que 39% déclarent gérer moins de 20 To de données. Pour protéger ces données, les établissements hospitaliers ont de plus en plus recours à la sauvegarde sur disque. Ainsi 37% utilisent une solution de sauvegarde sur disque tandis que 54% utilisent une solution de sauvegarde sur disque dédupliquée. La bande reste présente, tant pour la sauvegarde que pour l’archivage et est encore utilisée par 57% des établissements hospitaliers.

sante3Selon les responsables informatiques, la numérisation des données de santé se poursuit à un rythme accéléré. L’an passé moins de 50% des établissements estimaient être assez avancés ou très avancés sur le sujet. Cette année, ce taux passe à 62%. Mais c’est sur le sujet de la sécurité et de la confidentialité que les DSI estiment être les plus avancés. 82% estiment ainsi être assez avancés ou très avancés pour ce qui est de la sécurité et de la confidentialité des données patients. L’utilisation des outils analytiques pour la prise de décision et le partage et les échanges des données médicales sont deux des enjeux sur lesquels les hôpitaux sont les moins avancés. Ainsi seuls 58% des répondants s’estiment assez ou très avancés sur le sujet du partage des données médicales, tandis que 53% indiquent être assez ou très avancés en matière d’exploitation des informations pour la prise de décision (médicale ou de gestion).

sante4Sans surprise, 57% des répondants citent comme projet prioritaire pour les prochains mois le partage des données et la mobilité, la dématérialisation des dossiers clients, la modernisation de leur solution de stockage et la modernisation de leurs solutions de stockage et d’archivage d’imagerie médicale.

EMC et VMware parmi les fournisseurs les plus utilisés

L’étude confirme enfin la solide implantation de VMware et EMC dans le secteur hospitalier. VMware est ainsi cité comme le fournisseur informatique avec lequel les répondants ont le plus régulièrement travaillé en 2014, un résultat qui confirme les efforts de virtualisation de serveur des hôpitaux, mais aussi l’intérêt pour les solutions de virtualisation de poste de travail de l’éditeur. EMC de son côté figure au 3e rang de ce classement, juste derrière Dell. Notons enfin que plusieurs partenaires clés d’EMC comme Orange Business Services, APX ou Bull figurent parmi les 6 fournisseurs les plus cités.

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