Il existe un moyen d’en finir avec ces baies de disques en silos, difficiles à mettre en oeuvre et où les espaces non utilisés ne peuvent pas être récupérés au profit d’une nouvelle application. Ce moyen s’appelle le Software Defined Storage, une offre logicielle qui met tous les espaces de stockage physiques dans un pot commun. Il n’y a plus rien à configurer. L’entreprise devient plus agile pour au moins sept raisons.

– NE PLUS MOBILISER LES TECHNICIENS SUR DES TÂCHES INGRATES

Avec une solution de Software Defined Storage, on ne tricote plus physiquement un réseau de stockage pour le dédier à une application. Lorsqu’une nouvelle application doit être déployée, l’administrateur se contente de définir pour elle, dans la console d’administration unique de la solution de SDS, des règles de provisioning, de qualité de service et de protection des données. Il n’est même pas nécessaire d’être un spécialiste du stockage ; la console peut être manipulée par l’équipe des administrateurs de la virtualisation des serveurs.

– NE PLUS AVOIR DES ÉQUIPES TECHNIQUES FRACTIONNÉES

La solution de Software Defined Storage abstrait le matériel. Qu’importe la marque de tel tiroir disque ou de telle baie présente dans le datacenter, tous sont regroupés dans un pool de stockage uniforme et présentent aux serveurs des volumes virtuels génériques. Auparavant, les entreprises fonctionnaient avec des administrateurs d’une baie de telle marque et d’autres pour une baie concurrente. Lorsqu’une application utilisait les deux baies, il n’y avait pas de communication entre les différentes équipes d’administration et le projet était ralenti par des coordinations incessantes entre leurs hiérarchies. Désormais, une seule équipe gère l’ensemble du stockage.

– ÊTRE PLUS RÉACTIF FACE AUX DEMANDES DES MÉTIERS

Avec une solution de Software Defined Storage, on transforme une infrastructure existante en un Service de Stockage, via un portail qui présente un catalogue de services autour du stockage. Dans ViPR d’EMC, par exemple, on crée des règles qui forment des processus automatisés et qu’il est trivial de présenter sur un portail accessible aux métiers. Il n’est, dès lors, plus nécessaire de mobiliser les équipes informatiques pour qu’elles exécutent les requêtes des métiers. Les techniciens ne font plus qu’un travail d’orchestration. De plus, ViPR fournit nativement des interfaces pour connecter les frameworks applicatifs, comme Hadoop, ou de cloud, comme OpenStack. Ce qui signifie beaucoup de travail de tuyauterie en amont pour déployer les applications voulues par les métiers.

– AUGMENTER LA SATISFACTION DES UTILISATEURS

Avec une solution de Software Defined Storage, peu importe qu’un contrôleur de stockage tombe en panne : la solution bascule automatiquement sur d’autres ressources disponibles, exactement comme le fait un hyperviseur capable de transférer à chaud un serveur virtuel d’un serveur physique défaillant à un autre, pleinement opérationnel. Par conséquent, les utilisateurs ne seront plus jamais gênés par la panne de la baie de stockage dédiée à leur application. Au lieu de connaître une situation de crise dans laquelle il faut remettre en production une application en moins de deux heures, le système ne s’arrête pas et produit juste une alerte pour que l’informatique sache que tel tiroir de disques est à remplacer.

De plus, une solution telle que ViPR dispose de plug-ins, comme vRealize Operations, qui remontent des métriques individuelles, capables de présenter à l’informatique tous les points de ralentissement sur lesquels opérer pour améliorer l’expérience utilisateur. Il s’agit généralement d’accorder plus de capacité ou d’attribuer des disques plus rapides à une application depuis la console d’administration de ViPR.

– NE PLUS ÊTRE PIEDS ET POINGS LIÉS À UN FOURNISSEUR

La fonction d’abstraction d’une solution de Software Defined Storage banalise les matériels de stockage. Auparavant, l’entreprise se sentait obligée de remplacer une baie de disques ou d’augmenter sa capacité en se fournissant toujours chez le même vendeur, de peur d’avoir à redéfinir toutes les règles de stockage si elle partait à la concurrence. L’inconvénient est que l’entreprise n’avait alors plus la maîtrise des coûts, le prix de la seule solution possible étant défini par le fournisseur. Désormais, cette contrainte n’existe plus : l’entreprise peut mélanger les marques de matériels de stockage à l’envi. Mieux, elle peut choisir du matériel générique au moindre coût.

Par exemple, avec la solution ViPR, il est possible de récupérer les ressources de stockage déjà en place (baies, tiroir de disques, etc.) pour les inclure dans le pool de stockage du SDS. Avec la solution ScaleIO d’EMC, il est même possible de définir un nouveau pool de stockage basé sur les disques de plusieurs serveurs x86 génériques. Dans tous les cas, à chaque fois que l’on a besoin de capacité en plus, il suffit d’ajouter du matériel générique.

– MIEUX MAÎTRISER SES DÉPENSES

Avec une solution de Software Defined Storage, augmenter la capacité revient à ajouter des ressources de stockage. Auparavant, avec des solutions monolithiques comme les contrôleurs des baies de stockage, l’augmentation de la capacité de stockage était limitée, voire supposait d’investir dans une baie supplémentaire. Baie dont l’installation n’est pas anodine. Si bien que les entreprises avaient tendance à se suréquiper dès le départ pour prévenir tout risque de débordement pour les trois à cinq années suivantes. Problème, ce suréquipement augmente le ticket d’entrée.

Dorénavant, l’entreprise peut acheter une capacité au plus juste de ses estimations, avec un prix minimum, et augmenter sa capacité simplement en cours de route, lorsqu’elle en a les moyens, en ajoutant juste des tiroirs de disques ou des serveurs génériques.

– CHAPEAUTER PLUS FACILEMENT PLUSIEURS SITES

En uniformisant la gestion du stockage, une solution de Software Defined Storage simplifie grandement les déploiements de ressources sur plusieurs sites. Par exemple, en installant ScaleIO d’EMC dans plusieurs centres de données, ceux-ci obéissent aux règles de fonctionnement et de réplication de données qui ont été définies de manière centralisée, au siège. Il n’est par conséquent plus nécessaire de mobiliser du personnel pour faire la maintenance d’un réseau de stockage particulier sur chacun des sites.