Elles sont désormais partout, dans les interstices de notre quotidien, pour des usages aussi bien personnels que professionnels. Elles ? Ce sont les applications de nouvelle génération, celles qui animent nos smartphones, nos tablettes et même nos objets connectés. Des applications qui ont toutes un point commun : elles sont développées, testées et déployées dans des délais records en appliquant la méthode agile à une grande partie de leur cycle de vie (du développement à l’exploitation pour certaines).

Autrement dit, ces applications sont l’incarnation même du fameux modèle DevOps qui figure aujourd’hui en bonne place dans la boîte à outils de la transformation digitale. Un modèle qui cependant ne serait qu’une louable intention s’il ne pouvait s’adosser à des architectures elles aussi imaginées pour l’itération continue.

Une nouvelle génération d’applications très exigeantes

À quelles exigences doivent répondre ces architectures pour simplifier et accélérer le développement continu des applications ? A minima, disons :

  • Supporter un nombre important d’utilisateurs
  • Garantir une montée en charge simple et automatique, par exemple pour accueillir les nouveaux utilisateurs générés par une campagne promotionnelle ou un lancement produit.
  • Limiter l’impact d’un dysfonctionnement d’un service de l’application
  • Être portable pour fonctionner sur différents environnements
  • Réduire les opérations de déploiement et de maintenance, grâce au code (API, Infrastructure as Code…)

Quête d’élasticité oblige, ces architectures doivent reposer sur des infrastructures adaptées. Voilà pourquoi les architectures de microservices ou encore les solutions de conteneurisation sont autant plébiscitées. Ce sont les géants de l’internet comme Google, Apple, Facebook ou Amazon qui ont montré la voie. Que trouve-t-on dans les coulisses technologiques de ces grands acteurs ?

  • Des infrastructures virtualisées et automatisées, pour assurer l’agilité des applications, de leur développement et de leur déploiement en continu.
  • Des containers, pour faire fonctionner de multiples instances de microservices sans alourdir ou complexifier l’ensemble.
  • Un stockage (persistant) des données qui peut prendre différentes formes :
    • Le stockage objet, popularisé par l’offre S3 d’Amazon, est un système simple d’utilisation qui s’intègre facilement dans les applications via les API
    • Les bases de données NoSQL plus adaptées aux besoins de scalabilité et de disponibilité des applications web (MongoDB, Cassandra, etc.)
  • Des infrastructures ouvertes via des APIs

L’ensemble dessine ce que VMware a baptisé des « Cloud Native Apps ». C’est-à-dire des applications dont l’architecture et les technologies offrent une grande agilité et rapidité en termes d’évolution et de déploiement sur des infrastructures cloud (privé, public, hybride).
L’un des avantages de ces nouvelles architectures est de pouvoir utiliser des infrastructures matérielles simples, dites de « commodité » (serveur, réseau, etc.) et des logiciels open source pour faire fonctionner ces applications. Avec à la clé, des plateformes moins spécialisées, moins coûteuses et répétables.

Native Hybrid Cloud : une plate-forme clé en main pour les applications « cloud native »

Toutes les entreprises n’ont toutefois pas la taille d’un Amazon ou d’un Google. Voilà pourquoi des start-up et des acteurs comme EMC et VCE ont investi pour proposer des solutions complètes, industrialisées, supportées mais aussi ouvertes et pensées pour soutenir au mieux les nouvelles architectures.

À EMC World, EMC a notamment dévoilé la dernière itération de son offre de cloud hybride, une offre pensée pour le monde des DevOps. Baptisée Native Hybrid Cloud, l’offre est conçue pour répondre aux besoins des entreprises désireuses d’adopter le modèle DevOps et de tirer parti des capacités d’intégration continue et de livraison continue d’applications que permet la mise en œuvre d’une infrastructure flexible, couplée à une plate-forme adaptée en matière de développement et de déploiement. Une plate-forme qui embrasse les principes des applications cloud natives tels que l’usage des microservices ou la mise en œuvre des conteneurs.

La force de l’offre Native Hybrid Cloud est qu’elle est livrée prête à l’emploi et peut être déployée en moins de deux jours chez un client, alors que dans le meilleur des cas, il faudrait plusieurs semaines voire des mois à une entreprise pour installer et configurer elle-même l’ensemble des composants matériels et logiciels.

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Vision simplifiée de l’offre EMC Native Hybrid Cloud

Au cœur de l’offre Native Hybrid Cloud on trouve notamment :

  • Une solution d’infrastructure hyperconvergée flexible s’appuyant sur l’offre VCE VxRack System 1000. Ce système permet à un client de choisir le type de couche Cloud qu’il va utiliser. VCE propose par exemple une configuration prête à l’emploi permettant de déployer un Cloud OpenStack en quelques minutes avec l’offre “VxRack System with Neutrino Nodes”. Les clients disposant d’une expertise VMware peuvent quant à eux opter pour l’offre “VMware vSphere with FLEX Nodes” et dans le courant de l’été, ils pourront aussi opter pour des configurations prêtes à l’emploi basées sur la plate-forme de conteneurs VMware Photon Platform.
  • Au-dessus de ces couches d’infrastructure, EMC propose une couche prête à l’emploi pour le développement agile d’applications avec la plate-forme Pivotal Cloud Foundry, la plate-forme open source de développement cloud la plus populaire du marché.
    Cloud Foudry peut-être déployé de façon totalement automatisée en moins d’une heure sur les solutions VxRack permettant aux développeurs de se concentrer sur leur métier et de disposer d’une infrastructure agile pour le déploiement on-premise de leurs applications.
    Et pour les clients souhaitant une option de déploiement en mode cloud public, EMC Native Hybrid Cloud offre aussi le support du déploiement des applications natives sur les principaux Cloud du marché dont Virtustream Enterprise Cloud, VMware vCloud Air, Amazon Web Services (AWS) ou Microsoft Azure.
  • Enfin, Native Hybrid Cloud embarque un ensemble riche d’outils pour aider à l’administration et l’exploitation de la plate-forme tout en fournissant un niveau de visibilité sans égal sur le fonctionnement des applications (gestion des logs, gestion de la montée en charge, gestion du cycle de vie et de la performance, Analytique Big Data, administration et automatisation via un jeu d’API ouvertes…).

Cerise sur le gâteau, la plate-forme Native Hybrid Cloud est conçue et maintenue comme une plate-forme clé en main par EMC. Cela signifie que les mises à jour et que le support de l’ensemble des composants sont coordonnés par EMC afin de simplifier la vie des équipes d’exploitation et que le support est aussi assuré de façon unifiée par EMC.

Dernier atout, Il est possible de débuter avec un déploiement de taille modeste (environ un tiers de rack) et de faire évoluer son infrastructure pour gérer des centaines ou des milliers de noeuds afin de faire face de façon flexible à l’évolution de la demande.