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Le VDI (ou Virtual Desktop Infrastructure) est un terme qui regroupe les technologies permettant de virtualiser et de regrouper les postes de travail sur un serveur. Son principal intérêt est que l’entreprise n’a plus forcément à acheter ni à maintenir de PC. Les salariés accèdent à leur environnement d’entreprise à distance, sur une machine qui peut n’être qu’une simple tablette, un client léger puisque son plus gros effort de calcul est l’affichage des pixels que diffuse le serveur. La DSI administre en une seule fois tous les postes des salariés, sachant qu’il s’agit en fait de maintenir à jour un master qui se duplique tout seul en autant de machines virtuelles qu’il y a de collaborateurs.

Sur le papier, le VDI sonne comme une bonne nouvelle pour tous ceux qui n’en peuvent plus de dépenser à fonds perdus dans des flottes entières de machines tous les trois ans. En pratique, le VDI n’a pas toujours eu le succès escompté. Et, ce, à cause d’un détail technique très gênant : dans de nombreux cas, les environnements des utilisateurs se mettent à ralentir lorsqu’ils les utilisent tous en même temps, voire deviennent inutilisables pendant de longues minutes lorsque tout le monde décide de rouvrir son Windows en rentrant de déjeuner.

Le ralentissement du VDI n’est cependant pas une fatalité. Il provient d’une insuffisance de performance IOps sur la baie de stockage où résident les images disques des environnements utilisateur. Pour y remédier, la solution est de passer sur une baie 100% Flash. En la matière, la baie XtremIO  de Dell EMC a spécifiquement été conçue pour résoudre toutes les problématiques les plus insidieuses de l’utilisation d’un grand nombre de postes de travail à distance. En particulier, elle augmente en performance lorsque l’on augmente en capacité et elle s’avère, aussi économique qu’une baie à base de disques mécaniques.

Conserver des performances linéaires malgré l’ajout de capacité

Sur une baie Flash ordinaire, la capacité s’étend en effet en rajoutant des tiroirs de disques au contrôleur d’origine. Cette technique dite de Scale-up a le défaut de voir le contrôleur ralentir au fur et à mesure que le nombre de disque augmente, si bien qu’une entreprise qui a taillé son infrastructure pour une quantité de collaborateurs donnée devra en changer lorsqu’elle recrutera de nouvelles équipes. L’architecture en cluster XtremIO évite ce travers en mettant en oeuvre des principes dits Scale-out. La machine utilise des modules « X-brick » qui combinent une paire de contrôleurs à un tiroir de disques accueillant 25 SSD. Pour obtenir plus de capacité et de performance, il suffit d’empiler les X-brick. De fait, les performances sont linéaires : un cluster XtremIO dotée d’une seule X-Brick atteindra les 150 000 IOPS (entrées-sorties par seconde), tandis qu’un cluster XtremIO composée de 8 X-Bricks grimpera à 1 200 000 IOPS, soit exactement 8 fois plus.

Réduire par 5 la quantité de disques nécessaires

L’autre défaut d’une baie Flash ordinaire est que, à coût égal, elle se compose de disques SSD bien plus rapides que des disques mécaniques classiques mais aussi moins capacitifs. Par conséquent, il faut acheter beaucoup plus d’unités de stockage Flash pour héberger autant de postes de travail que ne le ferait une baie de disques SAS. La baie XtremIO résout ce problème en proposant des mécanismes de réduction de données, tels que la compression et la déduplication à la volée des images disques des collaborateurs. A l’usage, les DSI ont pu constater une réduction moyenne par 5 de l’espace disque nécessaire. En l’occurrence, le VDI se prête plutôt bien à la déduplication car les environnements des utilisateurs ont généralement de nombreuses données en commun (comme les données du système d’exploitation et les applications). Il est à noter que la baie XtremIO de Dell EMC effectue les opérations de compression et de déduplication à la volée, toujours grâce à la puissance de calcul de ses contrôleurs qui ne s’épuisent pas à gérer un trop grand nombre de disques. Sur des solutions concurrentes, ces opérations de réduction de données sont souvent réalisées dans un second temps, après que les données utilisateur ont été écrites, ce qui présente l’inconvénient de raccourcir la durée de vie des unités SSD et de dégrader les performances.

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