Comment optimiser encore plus les fonctions de Dell EMC Data Domain, sachant qu’il s’agit déjà d’un système qui sert à optimiser le stockage des sauvegardes ? En proposant une myriade de nouveaux plug-ins qui greffent les technologies de cette solution directement sur les autres ressources du datacenter. « Dans la nouvelle version 6.0 de Data Domain, nous proposons par exemple DD BoostFS, une extension qui déporte l’exécution de notre algorithme de déduplication directement sur le serveur de sauvegarde, afin que la taille des sauvegardes soit réduite avant d’être transférée sur le réseau, de sorte à libérer plus rapidement la bande passante et à réduire les fenêtres de sauvegarde », illustre Christian Lecorre, consultant chez Dell EMC.

Jusqu’ici, la déduplication à la source n’était possible qu’avec les logiciels de sauvegarde de Dell EMC, Avamar et Networker. Désormais, cette fonction est disponible avec n’importe quel autre logiciel qui fonctionne sur une appliance ou une VM Linux, DD BoostFS reposant sur la technologie Open Source Fuse. « Il n’est pas même pas nécessaire d’avoir un logiciel de sauvegarde dédié. Cela fonctionne aussi avec les snapshots que certains logiciels créent eux-mêmes. Hadoop, par exemple. Ainsi, grâce à Data Domain 6.0, il devient possible de faire des sauvegardes optimisées pour les applications Big Data », ajoute Christian Lecorre.

Permettre aux applications de puiser directement dans les sauvegardes

Et Data Domain 6.0 s’accompagne aussi à présent d’un module Data Protection Suite (DPS) For Applications qui fait l’inverse : à savoir permettre aux applications d’aller ouvrir directement des données parmi les copies hébergées par l’appliance Data Domain, sans avoir besoin de restaurer au préalable des snapshots entiers via le réseau. « nous montons sur l’Appliance Data Domain un volume virtuel contenant les données à rapatrier et nous le rendons accessible sur le serveur qui exécute l’application, la base de données ou les machines virtuelles », commente Christian Lecorre.

Il précise que cette fonction est d’autant plus efficace lorsqu’elle est utilisée avec les nouvelles appliances Data Domain toutes équipées de disque Flash. « Les nouvelles versions de nos appliances se servent des disques Flash pour stocker les métadonnées, ce qui accélère grandement la recherche du fichier ou de l’e-mail à restaurer parmi tout ce que contient une sauvegarde », indique-t-il.

Les logiciels jusqu’ici validés par Dell EMC pour fonctionner avec DD Boost FS et DPS comprennent EMC Avamar, EMC NetWorker, Veritas NetBackup, Veritas Backup Exec, Dell vRanger, Dell NetVault, Veeam, VMware VDP Advanced, HPE Data Protector, Commvault, Pivotal Greenplum, Oracle RMAN, SAP Hana, IBM DB2, Microsoft SQL et HortonWorks/Cloudera.

Profiter enfin des services de stockage objet peu chers

Dans un autre ordre d’idée, l’extension DD Cloud Tier permet d’utiliser un service externe de partage en mode objet comme un nouveau tiers de stockage pour les sauvegardes. « C’est particulièrement intéressant car, parmi toutes les solutions de stockage, les services d’hébergement en mode objet – que ce soit sur les baies Dell EMC ECS ou en Cloud public (ie Virtustream) – sont ceux où la capacité utilisée coûte le moins cher », explique Christian Lecorre. Selon lui, DD Cloud Tier permettrait ainsi de réduire la facture pour les stockages de longue durée ; notamment avec les sauvegardes les plus anciennes, dont les données qui ne sont plus souvent modifiées, sont des données idéales pour ce cas d’usage. C’est à ce moment qu’il est pertinent de les déplacer vers un du stockage en mode objet », explique Christian Lecorre.

Une appliance virtuelle qui stocke désormais jusqu’à 96 To

Toujours dans le registre du stockage à distance, le système Data Domain 6.0 arrive avec une nouvelle version 3.0 de Data Domain VE, à savoir l’implémentation en machine virtuelle (pour VMware ESXi ou Microsoft Hyper-V) de la solution physique. Jusqu’ici considérée comme une solution d’appoint, DD VE devient en version 3.0 une véritable alternative aux appliances physiques avec une capacité de stockage qui grimpe désormais à 96 To (contre 16 To précédemment).

« La même licence permet en l’occurrence de stocker une seule sauvegarde de 96 To, comme 96 sauvegardes de 1 To chacune. DD VE 3.0 sera idéalement installé dans une succursale sur une infrastructure hyperconvergée, comme Dell EMC VxRail par exemple, afin de disposer d’un moyen de restauration local, au plus proche de la production. On peut également l’installer chez un fournisseur de Cloud privé pour dupliquer les sauvegardes des appliances Data Domain que l’entreprise possède sur ses différents sites  », commente Christian Lecorre.

Il est à noter que la machine virtuelle DD VE 3.0 peut désormais s’exécuter sur un cluster de virtualisation Microsoft Hyper-V, en plus du cluster VMWare jusqu’ici supporté.

Data Domain 6.0 apporte encore d’autres fonctions d’optimisation, en particulier un nouveau système de quotas grâce auquel il devient possible de faire de l’isolation logique des sauvegardes. On l’utilisera par exemple pour répartir la bande passante selon des priorités que l’administrateur accordera aux différents groupes d’utilisateurs.

Data Domain 6.0 s’installe comme une simple mise à jour sur les appliances Data Domain que les entreprises ont déjà en production.