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Dell_EMC_Forum_paris_logoLe 22 novembre, Dell EMC tenait à Paris son premier Dell EMC Forum après la fusion entre les deux acteurs de l’infrastructure, un événement qui a connu un large succès public.

Lors de son discours d’ouverture, le président d’EMC France, Christian Hiller, a fait le point sur la fusion et affiché ses ambitions sur le marché de la transformation des infrastructures et de la transformation digitale.

L’événement, qui se tenait au Carrousel du Louvre, a aussi été l’occasion pour la firme de présenter son vaste portefeuille en matière d’infrastructures, de solutions de postes clients. Il a également permis à la Dell EMC de mettre en avant l’offre de plusieurs partenaires, intégrateurs, développeurs de logiciels ou fournisseurs de solutions d’infrastructures.

La fusion, moteur de nouvelles offres innovantes en matière de stockage ou d’hyperconvergence

La fusion entre Dell et EMC en France est en bonne voie et la nouvelle société devrait être pleinement opérationnelle au début du mois de février 2017, qui marquera le début de l’année fiscale 2017 de la nouvelle entité. Les deux constructeurs n’ont toutefois pas attendu pour commencer à faire converger leurs offres.

Interrogé par SolutionITPME lors du Forum, le directeur technique France de Dell EMC, Sébastien Verger a vanté les bénéfices de l’intégration. « Il y a une vraie logique industrielle à la fusion. Elle est pertinente en termes d’offres, puisque l’on peut décliner les solutions software defined d’EMC sur les infrastructures de Dell en mode appliances ».

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L’édition 2016 du Dell EMC Forum a attiré une foule nombreuse

Sébastien Verger a par exemple mis en avant l’annonce récente d’un package virtual Data Domain pour les petits sites ou la possibilité de déployer des appliances virtuelles Unity VSA sur des serveurs Dell. Il a aussi souligné le lancement récent à Dell EMC World de solutions combinant le stockage en mode scale-out ScaleIO sur des serveurs PowerEdge, ou la disponibilité d’appliances hyperconvergées VxRail sur des serveurs PowerEdge FX2 ou PowerEdge 730xd.

Accélérer sur la transformation numérique

Sebastien Verger a aussi profité de l’événement pour dévoiler les résultats d’une récente étude menée par le cabinet Vanson Bourne auprès de 4000 entreprises européennes, PME et grands comptes, sur le thème de la transformation numérique.

Selon ce rapport, 78 % des entreprises considèrent les startups digitales comme une menace actuelle ou future. Ce phénomène, qui profite aux entreprises innovantes, est perçu comme une véritable menace pour les autres.

En France, plus spécifiquement, près de la moitié (48 %) des dirigeants interrogés pour ce rapport craignent de voir leur entreprise devenir obsolète au cours des 3 à 5 prochaines années, en raison de la concurrence des startups digitales.

Cette peur de l’avenir s’accompagne d’une nécessité de faire face au changement, vite. 52 % des dirigeants d’entreprise dans le monde estiment ainsi que les technologies numériques et l’IoT ont significativement bouleversé leur industrie.

« Pour réussir à l’ère digitale, il faut répondre à certaines exigences. Sans cela, il devient difficile de trouver sa place sur un marché extrêmement concurrentiel » explique Sébastien Verger. « D’ici peu, le développement des logiciels sera au cœur de l’expertise de la grande majorité des entreprises. Une large part de ces entreprises seront récentes, et les autres — celles qui n’ont pas écrit une ligne de code depuis 20 ans — n’auront d’autre choix que de les imiter. Les dirigeants sont de plus en plus nombreux à le percevoir, et c’est pourquoi ils craignent la concurrence des startups digitales. Mais la peur n’évite pas le danger, c’est pourquoi la transformation digitale devient une question de survie ».

Pour faire face à la concurrence des jeunes pousses numériques, près de deux tiers des entreprises françaises envisagent d’investir dans leur infrastructure IT et dans l’acquisition de nouvelles compétences d’ici les 3 prochaines années.

Les projets d’analytique, de Big Data et de traitement des données se multiplient ainsi en France, et 39 % des entreprises souhaitent y investir en priorité au cours des 3 prochaines années. Suivent ensuite les applications mobiles de nouvelle génération (38 % en France, contre 44 % en moyenne), les technologies informatiques à très haute performance (31 %, contre 42 % en moyenne) et les technologies IoT (26 %, contre 39 % en moyenne).

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