Avis aux DSI qui ne veulent plus mobiliser leurs techniciens sur des procédures à rallonge dès qu’il faut déployer de l’infrastructure pour les métiers : la brique logicielle ViPR Controller de Dell EMC arrive dans une nouvelle mouture pour automatiser toutes les affectations d’espace disques, les règles de qualité de service, les World-Wide-Name, les règles de protection de la donnée et autres mises en service au sein de VMware. Plus il y a de tâches d’administration à accomplir, plus les équipes gagneront du temps. « Par exemple, si votre IT est protégée à la fois par un PCA avec les équipements VPLEX, par des protections régulières avec le logiciel RecoverPoint et par des partages archives avec une appliance DataDomain, vous n’aurez plus à configurer tout cela à chaque provision de ressources et vous diviserez le temps d’intervention de vos équipes par 10 », lance Victor da Costa, ingénieur système chez Dell EMC. Il précise que, surtout, en passant par ViPR Controller, on élimine toutes les erreurs humaines qui parsèment généralement les configurations.

D’abord proposé comme une solution de SDS (Software Defined Storage) globale capable tout autant de proposer du stockage en mode block que de gérer des espaces en mode objet, ViPR s’est recentré depuis peu sur l’automatisation du provisionnement de ressources (ViPR Controller), avec l’option de monitorer ces ressources (ViPR SRM). « Le mode objet a été réintroduit dans notre solution dédiée ECS et le module block dans notre SDS ScaleIO. ViPR avait initialement une partie contrôle et une partie présentation des données, mais il nous est finalement apparu plus pertinent de séparer cette seconde partie au vu des stratégies en entreprises, où les DSI ont l’impératif de proposer à leurs métiers des ressources avec la même réactivité que les offres de Cloud publiques, sans nécessairement que cela passe par du Software Defined Block ou du stockage objet », explique Victor da Costa.

Remplacer les tâches d’administration par un catalogue de services

En pratique, ViPR Controller découvre les baies de stockage physiques dans le datacenter, les assemble sous forme de ressources virtuelles et permet à la DSI d’éditer une batterie de règles de configuration. Il s’agit par exemple de dire que les stockages « Or », « Bronze », « Argent » seront respectivement constitués de disques SSD, SAS et SATA, qu’une application Windows aura un espace maximal de 4 To avec tel système de fichiers, ou encore qu’une base de données CRM sera protégée sur telle baie ; la DSI n’a pas de limite pour élaborer ses scénarios.

Toutes ces règles servent ensuite à présenter des raccourcis vers des ressources préconfigurées depuis un portail en HTML5, aussi ergonomique que ceux depuis lesquels on achète des ressources en ligne. Dès lors, lorsqu’un métier exprime un besoin, il suffit d’aller sur le portail, de choisir un type de stockage dans le catalogue et, en quelques minutes, tout est prêt à être exploité depuis la console d’administration du cluster de VM (vCenter de VMware) ou celle du cloud interne (OpenStack, VMware vRealize…).

« Souvent, les entreprises avaient mis en place des solutions intermédiaires pour simplifier la sélection des composants. Mais cela restait encore trop compliqué pour les utilisateurs qui, dans les faits, veulent surtout disposer d’une application le plus rapidement possible. Avec ViPR Controller, il devient véritablement possible de, par exemple, proposer au catalogue un ’Stockage ERP’ », assure Victor da Costa.

Un monitoring global et très graphique

A toutes ces capacités s’ajoutent le monitoring, incarné par le module ViPR SRM (Storage Ressource Manager). Celui-ci permet à la fois de contrôler la consommation des ressources et d’identifier les points de contentions sur l’infrastructure. « Sur le terrain, nous observons que les entreprises contrôlent les ressources soit à des fins de refacturation interne aux Business Unit, soit, plus souvent, pour justifier auprès de la direction financière l’investissement dans de nouveaux équipements », témoigne Victor da Costa.

La détection des incidents sur l’infrastructure est, à l’instar du catalogue de ViPR Controller, très graphique : la console affiche une topologie de l’infrastructure, avec des icônes qui symbolisent l’état de chaque composant et il est possible de cliquer sur chacun d’eux pour lister ses métriques de performances, ses alertes, etc. « la topologie ne se limite pas au stockage. On peut ainsi voir qu’il y a un problème de performances au niveau de la solution de virtualisation des serveurs, voire au niveau d’une base de données Oracle, par exemple », affirme Victor da Costa. Il ajoute que l’idée de cette interface est de pacifier les relations entre les équipes réseau SAN, stockage et serveur. « Tout le monde accède aux mêmes métriques de monitoring et l’on évite ainsi qu’ils se renvoient la balle en cas de problème », dit-il.

Que ce soit pour la partie Controller comme pour la partie SRM, ViPR fonctionne en utilisant des drivers et des API REST. Ceux-ci lui permettent de s’interfacer avec toutes les équipements Dell EMC (Data Domain, ECS, Isilon, XtremIO, ScaleIO, VMAX, VNX, vBlock…), et être extensible aux baies de stockage d’autres marques (HDS , NetApp, HPE, IBM, Oracle, SolidFire…), les solutions dites de protections des données (VPLEX, RecoverPoint ou SRDF chez Dell EMC, ainsi que les snapshots des équipements HDS et IBM), et, bien entendu, les solutions de gestion de l’infrastructure en Cloud IaaS comme celles de VMware et OpenStack.