Le dernier Dell EMC World, qui s’est tenu à Las Vegas du 8 au 10 mai a attiré près de 13 500 participants, clients et partenaires (un record). Le salon a été l’occasion pour le constructeur de faire le point sur la fusion opérée en 2016 entre Dell et EMC et de dévoiler ses dernières créations en matière d’infrastructure.

Côté stratégie, Michael Dell a fait un premier bilan du mariage entre Dell et EMC et a indiqué n’avoir aucun regret après cette fusion à 67 Md$.

Côté produit, la firme a multiplié les annonces. Elle a tout d’abord largement renouvelé son offre de stockage Flash, avec de nouveaux modèles de baies VMAX, XtremIO, Unity et Dell EMC SC. Elle a ensuite dévoilé la dernière génération de ses serveurs PowerEdge, la famille PowerEdge 14G, qui est la base de son offre serveurs, mais également le fondement de ses offres hyperconvergées et de ses offres de Software Defined Storage telles que VSAN, ou ScaleIO. Enfin, Dell EMC a aussi profité de l’événement pour conforter son offre de commutation réseau ouverte en présentant plusieurs commutateurs 10 et 25 Gigabit Ethernet utilisant son système d’exploitation OS 10.

9 mois après la fusion, Dell EMC a conforté son Leadership

Cette année, le thème de Dell EMC World était « REALIZE », et le moins que l’on puisse dire est que Michael Dell semble avoir réalisé une large partie des objectifs annoncés l’an passé lors de la fusion. Sur le marché du stockage externe, la firme affiche ainsi une domination insolente, avec un revenu trois fois supérieur à celui de son premier concurrent. Sur celui des serveurs, elle a encore gagné des parts de marché au dernier trimestre sur son principal concurrent, HPE. Sur le marché de l’hyperconvergence, Dell EMC revendique désormais le premier rang mondial. Enfin sur le marché des PC, Dell EMC vient d’enregistrer son 17e trimestre consécutif de croissance et de gain de parts de marché. On comprend mieux la bonne humeur de Michael Dell.

« Lorsque nous avons achevé notre tour de financement pour l’opération de rachat, les taux monétaires à 10 ans aux États-Unis étaient à leur plus bas à 1,36 %, ce qui était leur niveau le plus faible depuis 1956 », a rappelé le fondateur de Dell. « Nous avons peut-être eu un peu de chance en matière de calendrier. Mais cela veut dire que le coût des intérêts sur la transaction n’est que de 2,2 milliards de dollars par an. Dell et EMC combinés dépensaient plus de 5,5 milliards de dollars par an en rachat d’actions pour soutenir leurs cours. Cela me coûte donc moins cher en tant que société privée, qu’en tant que société publique ». Pour Michael Dell, Dell a désormais un avantage structurel sur ses concurrents : « Nous avons la possibilité d’envisager notre business sur un horizon bien plus long que nos concurrents. Et certainement en tant que fondateur, c’est quelque chose que j’apprécie ». « Beaucoup de clients sont aussi séduits par la possibilité de travailler avec un fournisseur unique sur l’infrastructure », a-t-il ajouté, en mettant en avant le portefeuille sans égal qu’offre aujourd’hui Dell EMC en matière d’infrastructure. Interrogé sur le rachat, Michael Dell a indiqué « n’avoir pour l’instant aucun regret sur la transaction ».

Michael Dell met en avant les avantages d’être une société privée

Michael Dell, CEO de Dell Technologies

Le CEO de Dell EMC a aussi mis en avant les vertus de l’indépendance de la firme. « Il y a une tendance croissante qui fait que certains actionnaires se retournent contre de grandes sociétés en leur suggérant de faire ceci ou cela, de se débarrasser de pans entiers d’activités, d’accroître le dividende, etc. Pour une entreprise, ce genre d’approche est débilitant ». Désormais privé, Dell EMC n’a pas ces contraintes et la firme a l’avantage que ses salariés sont alignés sur un même objectif. Il n’y a pas d’actionnaire activiste (…), qui pourrait nous contraindre brutalement à changer notre vision.(…) Si vous êtes une entreprise cliente, cela est extrêmement rassurant ».