50% de machines virtuelles en plus par mètre carré, un accès aux baies de stockage 2,5 fois plus rapide, des bases de données jusqu’à 12 fois plus performantes et deux fois plus de logements pour s’équiper en unités Flash NVMe. Tels sont quelques-uns des avantages de la nouvelle génération 14G des serveurs PowerEdge de Dell EMC, désormais dotés des derniers processeurs Intel Xeon de cinquième génération, dite « Scalable » (ce que Dell EMC traduit par « Xeon évolutifs » dans son catalogue).

Pour les analystes d’IDC, les bénéfices qu’offre cette nouvelle génération sont tels que les entreprises auraient financièrement plus intérêt à déployer des serveurs 14G tout de suite qu’à faire durer leurs anciennes machines jusqu’à la fin de leur cycle de vie (qui est généralement de 5 ans).

Financièrement plus intéressants

« Selon une étude que nous avons récemment menée, le fait de passer à la dernière génération de serveurs a un impact positif sur l’efficacité des activités. Les entreprises que nous avons interrogées ont ainsi pu obtenir de nouveaux contrats qui représentent en moyenne 4,66 millions de dollars de chiffre d’affaires en plus, soit un revenu annuel moyen de 123 400 $ pour chacun des nouveaux serveurs », commente ainsi Matthieu Marden, directeur de recherche de l’unité Business Value Strategy chez IDC.

« À l’inverse, les entreprises qui conservent des machines achetées il y a au moins 4 ans doivent dépenser dix fois le prix que leur avaient coûté ces serveurs lors de l’achat pour les maintenir à un niveau acceptable de production », ajoute-t-il.

4 points à retenir sur les PowerEdge 14G

Une bande passante accrue

Pour le réseau, un mécanisme de cartes mezzanine permet aux clients de choisir entre des cartes 10G, 25G et 40G de QLOgic, Emulex et Intel. Dell est convaincu de la pertinence du 25G Ethernet et pense également que son émergence répond à l’accroissement des trafics Est-Ouest dans les datacenters mais aussi à celle des architectures hyperconvergées.

Un management simplifié

Sur le plan de la simplicité de management et de provisioning, la grande nouveauté est la mise en œuvre du standard RedFish de la DMTF en complément de l’historique IPMI. Dell a aussi étendu la possibilité d’automatiser les serveurs au moyen des APIs Restful exposées par les contrôleurs IDRAC 9. Enfin, le constructeur a ajouté une nouvelle console OpenManage qui peut être utilisée comme point d’interface pour les outils d’automatisation et de provisioning de serveurs.

Extensibilité renforcée

Dell EMC a fait de gros efforts sur le système de refroidissement et de ventilation de ses nouveaux serveurs. Le résultat de ces travaux est la possibilité d’insérer un plus grand nombre d’accélérateurs GPU dans ses machines rack. Au final, cette densification des GPU permet par exemple un accroissement de 50 % du nombre d’utilisateurs VDI par serveur. Mais elle pourrait aussi avoir un impact important sur des applications comme le machine learning.

Une sécurité musclée

Les PowerEdge 14G implémentent un mécanisme de démarrage sécurisé par cryptographie (Secure Boot) et un mécanisme de verrouillage de la configuration qui prévient tout changement non autorisé à la configuration de la machine et aux paramètres des différents périphériques. Enfin, un dernier mécanisme assure l’effacement sécurisé des données des serveurs lors du décommissionnement des nouvelles machines.

 

Précisons qu’outre les performances brutes, l’intégration des derniers processeurs d’Intel permet surtout à Dell EMC d’optimiser le design de ses machines pour rendre les DSI plus efficaces. Paul Hodge, directeur marketing d’Honneywell Process Solutions, une branche d’Honneywell qui produit des pupitres de contrôle des processus pour les usines, se félicite ainsi qu’en basant ses solutions sur les tous nouveaux châssis Dell EMC PowerEdge FX2, ses clients n’ont plus besoin de déployer de switches Top-of-the-Rack.

« Dans les PowerEdge FX2, le calcul, le stockage et le réseau sont intégrés dans un seul Rack 2U. C’est bien plus simple pour nos clients, car cela réduit les manipulations et, in fine, améliore considérablement la tolérance aux pannes. Alors que nous ne nous adressions initialement qu’aux secteurs du raffinage, de la pharmacie et des mines, nous pouvons aujourd’hui adresser une clientèle qui va des plus grandes usines aux plus petites », témoigne-t-il.

1,5 fois plus de densité pour les machines virtuelles et le VDI

Les nouveaux Xeon qui équipent les serveurs PowerEdge de Dell EMC peuvent équiper des serveurs de 2 à 8 sockets, même si en pratique les machines sont en grande majorité équipées de deux sockets. Ces processeurs embarquent jusqu’à 28 cœurs -ce qui leur permet de traiter un maximum de 56 threads simultanément -, et jusqu’à 38,5 Mo de mémoire cache de niveau 3. Chaque socket processeur supporte jusqu’à 1,5 To de mémoire RAM DDR4 avec les plus avancés des Xeon Scalable Platform. A densité égale, toutes ces caractéristiques permettent aux nouveaux serveurs d’exécuter 1,5 fois plus de machines virtuelles que les serveurs actuellement en production dans les entreprises.

Pour les machines virtuelles, en particulier dans ses solutions hyperconvergées, comme pour le calcul intensif, Dell EMC propose le choix entre ses châssis modulaires qui embarquent 4 tiroirs serveurs ou stockage dans 2U ou ses serveurs 2U PowerEdge C6420 qui accueillent 4 noeuds bi-socket et 24 disques en frontal.

Les nouveaux Xeon disposent désormais de 48 lignes PCIe 3.0 qui permettent à Dell EMC de proposer sur ces nouveaux PowerEdge 14G jusqu’à 24 SSD NVMe par serveur 2U, voire jusqu’à 6 cartes GPU. Le stockage rapide NVMe et les cartes GPU sont deux éléments clés pour les applications sensibles à la latence et pour les applications émergences d’intelligence artificielle et de machine learning. Mais ils permettent aussi, plus prosaïquement, d’accélérer la mise en œuvre des stratégies VDI en évitent aux utilisateurs de postes virtuels de souffrir du moindre ralentissement même lorsque tout le monde se connecte en même temps. Pour le VDI, Dell EMC propose notamment ses nouveaux serveurs racks R740 en 2U avec 16 disques en façade.

98% de latence en moins, 250% de bande passante en plus

L’architecture interne des Xeon de dernière génération a par ailleurs été profondément remaniée pour accélérer les échanges entre les cœurs afin de réduire la latence et rendre, par exemple, les bases de données bien plus réactives. Entre les sockets, le bus QPI a été remplacé par trois bus UPI offrant une bande passante de 10,4 milliards de transferts de données par seconde (GT/s) entre les mémoires cache des processeurs et les extensions PCIe, comme les supports de stockage Flash NVMe ou les cartes réseau. Entre les cœurs eux-mêmes, Intel a remplacé son bus d’interconnexion en anneau qui alimentait les cœurs à tour de rôle par un nouveau bus qui alimente tous les cœurs à la fois et permet à chacun de lire ou écrire directement vers le stockage ou le réseau via le bus UPI.

Les versions de ces Xeon comportant un F dans leur dénomination sont par ailleurs dotées d’un contrôleur Intel OmniPath 100 Gbits/s qui permet de charger directement la mémoire du processeur avec des données réseau. Selon Intel, OmniPath représente une alternative économique à la technologie Infiniband. Dell EMC, qui commercialise des cartes Ethernet OmniPath en option, assure qu’OmniPath permet par exemple de communiquer avec une baie de stockage en mode objet à la vitesse d’au moins 6 Go/s. En pratique, les applications qui en bénéficieront le plus seront les outils d’analyse Big Data.

Les nouveaux serveurs que Dell EMC dédie plutôt à l’exécution des applications sont les PowerEdge R640 (1U, 8 disques NVMe en frontal) et R940 (3U, jusqu’à 4 sockets).

Notons par ailleurs l’arrivée du PowerEdge R740xd, un serveur rack bi-socket 2U qui présente l’intérêt d’accueillir 24 disques SSD en façade, une caractéristique  qui en fait la machine idéale pour les applications de software defined storage.