La gamme NAS Isilon de Dell EMC offre aux volumes de fichiers la même chose que les infrastructures hyperconvergées au stockage en mode bloc : de la scalabilité.  » Peu importe le nombre de nœuds que vous installez au départ ou que vous ajoutez ensuite, vous pilotez toujours la solution depuis une seule console et il n’y a toujours qu’un seul système de fichiers. Isilon n’est ni plus ni moins que de l’hyperconvergence adaptée au stockage NAS « , lance Christophe Chevalier, directeur technique de l’intégrateur ArcITek.

Il raconte qu’il propose à ses clients d’installer des clusters Isilon pour stocker les fichiers lus et écrits par les solutions VxRail ou vSAN ReadyNode de Dell EMC, lesquelles permettent d’étendre à volonté les nœuds de calcul et de disques en mode bloc pour les machines virtuelles.  » Cette double configuration constitue à l’heure actuelle l’offre virtualisation + NAS la plus intéressante pour accompagner les entreprises dans les projets qui se dessinent au fur et à mesure. Il n’existe pas d’alternative qui offre autant de scalabilité « , dit-il.

Et de citer en exemple l’Institut Pasteur, l’une des entreprises qu’ArcITek a équipées :  » Grâce à de nouveaux appareils pour appuyer leurs travaux sur la génomique, les chercheurs vont produire près de 100 To de données sur chacun de leurs projets. Cela signifie que la capacité globale doit au départ se compter en Pétaoctets et qu’elle ira bien au-delà à chaque lancement d’un nouveau projet. Seul un cluster Isilon pouvait répondre à un tel besoin « , assure-t-il.

Jusqu’à 900 To de Flash en 4U à 250.000 IOPS

La famille de NAS Isilon se divise en trois gammes : les séries F sont des clusters de nœuds Full Flash pour les besoins en haute performance, les séries A ne contiennent que des disques capacitifs, pour les projets de réplication ou d’archivage des données, et les séries H, pour  » hybride « , constituent un juste milieu, en mixant dans les nœuds des unités capacitives et d’autres en Flash.

Physiquement, un cluster Isilon se présente comme l’assemblage de plusieurs châssis 4U avec quatre lames de disques, chacune étant équipée de 16 disques (soit 64 par châssis). Dans chaque lame, quelle que soit la série, au moins un disque est de type Flash pour faire office de tampon rapide entre les serveurs et le stockage. En fond de panier, des switches en 10 ou 40 Gbits/s (selon la série) assurent la liaison avec les autres châssis du cluster, d’une part, et avec les serveurs, d’autre part.

Selon Christophe Chevalier, chaque lame est considérée comme un nœud et un cluster doit à minima comporter quatre nœuds pour assurer la résilience des données. Par ailleurs, si chaque lame doit être de même nature au sein d’un châssis, il est possible de construire un cluster avec des châssis de série différente. Ce mélange n’empêchera pas le système OneFS d’Isilon de considérer qu’il n’y a qu’un seul système de fichier sur l’ensemble du cluster.

Le modèle de châssis Isilon le plus puissant au catalogue est à ce jour le F800. Il offre une capacité brute de 900 To sur 60 disques SSD de 15 To chacun et un débit de 250.000 IOPS.

Des outils intégrés pour sécuriser les données

S’administrant depuis sa propre console, un cluster NAS Isilon inclut différentes fonctions de haut niveau. Citons InsightIQ, qui sert à superviser la capacité et la performance de chaque châssis et prédit suffisamment tôt quand l’ajout de nœuds sera nécessaire. Cet outil va de pair avec la gestion des quotas dans OneFS, pour éviter que les services utilisateurs dépassent les ressources que la DSI leur alloue.

Les outils SnapshotIQ et SyncIQ permettent quant à eux de répliquer le stockage vers un cluster de secours, respectivement pour restaurer très rapidement les données de production en cas d’incident ou pour prendre la main si le cluster d’origine n’est plus en capacité de fonctionner normalement.  » Nous proposons par ailleurs systématiquement le logiciel tiers Eyeglass de Superna qui permet de répliquer les données vers un site distant « , indique Christophe Chevalier.

Un NAS initialement conçu pour les exigences extrêmes des médias

En termes de marché, ArcITek propose les solutions Isilon pour les besoins en NAS à partir de 50 To.  » Ajouter des nœuds Isilon est économiquement plus intéressant qu’ajouter des nœuds VxRail ou vSAN ReadyNode de Dell EMC pour augmenter le stockage. En revanche, si les besoins sont inférieurs à 50 To, nous considérons que les disques des nœuds VxRail ou vSAN ReadyNode suffisent à offrir la capacité nécessaire sans qu’il soit besoin d’ajouter quel nœud que ce soit « , explique Christophe Chevalier.

Précisons qu’il existe néanmoins une version virtuelle du NAS Isilon : IsilonSD Edge. S’installant directement sur un cluster de machines virtuelles, cette version permet de bénéficier de toutes les fonctions NAS de OneFS sur les infrastructures hyperconvergées de Dell EMC. Accessoirement, elle peut servir à y déployer un cluster de secours.

Historiquement, la gamme Isilon a démarré sa carrière sur le marché des médias, où elle était la seule à proposer suffisamment de capacité pour héberger les catalogues de vidéos à diffuser et suffisamment de performance pour soutenir les accès de la post-production.