Il devrait se vendre dans les proches années à venir autant d’infrastructures hyperconvergées que de solutions traditionnelles, à base de serveurs et de baie de stockage séparée. Telle est la prédiction que fait Yann Valains, co-fondateur et président de l’intégrateur ArcITek. »En 2018, pratiquement tous nos clients nous ont demandé de chiffrer pour eux une offre à base d’hyperconvergence. Et même si nous avons encore majoritairement installé des architectures traditionnelles, je m’attends à présent à voir les ventes des infrastructures hyperconvergées rattraper leur retard. La raison est qu’elles répondent mieux aux transformations que les entreprises sont en train de mener », dit-il.

Selon lui, les entreprises qui sont actuellement en pleine mutation ont besoin de s’équiper pour exécuter leurs nouveaux projets, mais elles ne savent pas encore dans quelles proportions. En apportant une scalabilité inédite, les infrastructures hyperconvergées leurs permettront d’ajouter des ressources au fur et à mesure qu’elles définiront de nouveaux projets.

Intégrant majoritairement des équipements de Dell EMC pour ses 290 clients, Yann Valains inclut dans les architectures hyperconvergées à la fois les solutions basées sur les technologies VxRail ou VSAN, que celles de la gamme de stockage Isilon. « Nous considérons la gamme Isilon comme de l’infrastructure hyperconvergée car elle offre le même bénéfice de scalabilité et sait communiquer avec la gamme VxRAIL. Nous la proposons à nos clients comme un complément aux solutions VxRail ou VSAN pour stocker des fichiers à un coût moindre », explique-t-il.

Pour croître à mesure que les projets de transformation se dessinent

Parmi les clients d’ArcITek qui ont opté pour une solution hyperconvergée Dell EMC, on trouve un grand club sportif français, un centre de recherche médicale de renommée internationale ou encore un grand bureau d’étude technique et économique français.

Ce dernier a ainsi pris le chemin de la transformation digitale pour proposer à ses partenaires du BTP de l’analytique et de l’IoT. Néanmoins, ses nouvelles offres doivent s’affiner au rythme des demandes spécifiques de son écosystème. Se doter d’une infrastructure hyperconvergée lui apporte donc la souplesse nécessaire pour réagir au plus vite lorsqu’il devra ajouter des ressources spécifiques (calcul, stockage…) pour répondre à des besoins dont il ignore encore la nature.

La transformation digitale propre au sport consiste notamment à numériser toute l’activité des joueurs pour apporter plus de visibilité aux abonnés. Le club avec lequel ArcITek travaille évoque la possibilité de maillots connectés qui feraient remonter des métriques, mais également un moteur d’analytique capable d’étudier le jeu des joueurs d’après les vidéos de chacun des matches ou des entraînements auxquels ils ont participé. Problème, ces vidéos et ces métriques étant appelées à augmenter sans cesse, il n’est pas envisageable de les traiter sur une architecture qui ne soit pas extensible. Opter pour une infrastructure hyperconvergée apporte ici l’avantage financier de n’investir que dans les ressources nécessaires à un instant T.

La situation est similaire dans la recherche médicale, le laboratoire voulait augmenter ses capacités de recherche génomique avec des instruments qui génèrent plus de données. Ici aussi, la scalabilité d’une infrastructure hyperconvergée doit permettre d’évoluer au fur et à mesure des avancées de ses chercheurs.

Des infrastructures hyperconvergées plutôt que du Cloud

Yann Valains est d’autant plus confiant dans le succès des infrastructures hyperconvergées qu’il observe une prudence nouvelle des entreprises vis-à-vis du Cloud. « Jusqu’au début de l’année dernière, les entreprises pensaient qu’elles trouveraient facilement dans le Cloud public des ressources à la demande. Néanmoins, la plupart d’entre elles ont découvert que ces offres avaient des coûts cachés et considèrent aujourd’hui qu’elles ont été surfacturées. La tendance est donc à présent de rapatrier en local les traitements et à ne plus utiliser le Cloud qu’avec parcimonie, typiquement pour héberger des sauvegardes », indique-t-il. Il précise que VxRail comme Isilon disposent à ce titre de fonctions s’interconnecter avec des espaces de stockage en Cloud.

Autre avantage, et non des moindres, les infrastructures hyperconvergées contribuent à réduire l’occupation au sol des salles informatiques. « À l’heure actuelles, les configurations Dell proposent 100 To dans un boîtier de seulement 2U d’épaisseur. Si bien que, malgré l’arrivée de nouveaux besoins, nous avons tendance à réduire la place dans les datacenters », conclut-il.